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Journée contre l’homophobie : le Canada doit être un modèle, selon un organisateur

Vue sur des gens qui dinent autour d'une longue table
Le Centre des nouveaux arrivants de Calgary a organisé un rassemblement pour la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie. Photo: Radio-Canada

À l'occasion de la Journée internationale contre la transphobie, l'homophobie et la biphobie, les responsables du Centre des nouveaux arrivants à Calgary ont organisé un rassemblement pour parler du rôle du Canada afin de promouvoir les droits de la communauté LGBT.

La discrimination basée sur l'orientation sexuelle est encore, en 2018, un fléau répandu à travers le monde. Les organisateurs du rassemblement ont profité de la Journée pour dire aux nouveaux arrivants LGBT qu'ils sont les bienvenus au centre et que des services y sont offerts spécialement pour eux.

Selon des données des Nations unies, 72 pays criminalisent toujours les relations du même sexe tandis que seulement 10 % des pays dans le monde ont des lois qui protègent contre la discrimination basée sur le genre.

C’est pourquoi le Canada doit être un leader plus fort sur la scène internationale, pense Elias Mbah, un travailleur social pour les jeunes immigrants au Centre des nouveaux arrivants.

Si le Canada prend ce rôle au sérieux, il va sensibiliser les autres pays qui ne sont pas ouverts.

Elias Mbah, travailleur social au Centre des nouveaux arrivants de Calgary

« Beaucoup de nos clients ont reçu des menaces de mort, ont subi de la violence ou sont menacés d'emprisonnement s'ils retournent dans leur pays », explique Kelly Ernst, le responsable du programme LGBT au Centre des nouveaux arrivants.

Il indique que les deux tiers des clients de son programme ont eu à faire à des menaces de mort dans leur pays d’origine. « Ils viennent ici pour jouir des droits et de la liberté que nous avons », dit-il.

Le consul américain présent

« Depuis que cette journée a été célébrée pour la première fois en 2014, nous avons vu du progrès, mais pas autant et aussi vite que nous le voudrions », a dit dans son discours Tom Palaia, le consul général des États-Unis à Calgary.

Des propos qui détonnent avec une récente décision de l’administration américaine : Donald Trump a signé un mémorandum en mars visant à limiter l’accès aux personnes transgenres dans l’armée américaine.

Toutefois, pour Kelly Ernst, la présence du consul américain au rassemblement était pertinente. « Indépendamment des décisions américaines, nous devons reconnaître le travail du consul général des États-Unis à Calgary pour le respect des droits de toutes les communautés », a-t-il affirmé.

Alberta

Communauté LGBTQ+