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Surpeuplée, l'École Sage Creek devra se séparer de ses 7e et 8e années

Des enfants debout devant un mur blanc sur lequel est projeté un carré de lumière où ils font des dessins de couleur.
Des enfants dessinent sur un mur interactif dans l'espace commun à l'entrée de l'École Sage Creek. Photo: Radio-Canada / Gilbert Rowan

La déception se lit chez certains parents d'élèves de l'École Sage Creek depuis l'annonce de la Division scolaire Louis Riel, en début de semaine, qu'elle n'augmentera pas la capacité de cette école.

Ouverte depuis moins d'un an, l'école devra bientôt envoyer ses élèves de 7e et de 8e année dans des écoles d'immersion française situées à proximité.

À l'origine, il était question d'installer quatre salles de classe mobiles pour accueillir le surplus d'élèves. Toutefois, dans un communiqué adressé à la communauté des parents d'élèves, le lundi 14 mai, la Division scolaire explique avoir changé d'idée à la suite du refus de la province de financer ces structures temporaires pour favoriser la construction de nouvelles écoles.

La nouvelle stratégie est donc de donner la priorité aux enfants de maternelle et de transférer les enfants de 7 et 8e année dans des écoles qui offrent l'immersion française à compter de la rentrée 2019, et ce, jusqu'en 2022.

Ces explications n'ont pourtant pas convaincu certains parents, qui ne cachent pas leur frustration de voir leurs enfants obligés de quitter cette école alors qu'ils se sont battus pour les y inscrire. Des parents ont été contraints de dormir dehors afin d'obtenir une place pour leurs enfants sur la liste d'inscription qui était remplie selon l'ordre d'arrivée.

Sur la page Facebook de l'association des résidents du quartier Sage Creek, certains se désolent de voir que leurs enfants doivent quitter une école où ils se plaisaient.

Il reste que la situation de l'École Sage Creek pose le problème de la projection au moment de la planification de la construction d'une école.

Guy Roy, qui a été sous-ministre adjoint au Bureau de l'éducation française (BEF) entre 1982 et 2004 avant de prendre sa retraite, explique que les créations d'école découlent de projections de la population potentielle dans un certain quartier.

« Ces projections, étant donné le laps de temps nécessaire pour construire une école, doivent se faire au moins deux ou trois ans à l'avance », explique Guy Roy. « La commission scolaire essaie de faire des projections d'enfants d'âge scolaire qu'il y aura dans ce secteur-là. Évidemment, cela dépend du nombre de gens qui vont acheter des maisons et cela est une grande inconnue. »

La division scolaire Louis Riel indique que la nouvelle école sera construite au plus tôt à la rentrée 2022.

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