•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Recommandations attendues après une enquête sur la mort de huit détenus

Le Centre de détention Hamilton-Wentworth
Huit détenus sont morts au Centre de détention Hamilton-Wentworth entre 2012-2016 Photo: Radio-Canada / CBC

Six semaines après l'ouverture de l'enquête du coroner sur la mort de détenus au Centre de détention Hamilton-Wentworth, une longue liste de recommandations a été proposée aux membres du jury.

Les jurés pourront les étudier et présenter leurs conclusions vendredi matin. Le jury pourra accepter les recommandations, les rejeter, les modifier ou présenter les siennes.

Une lueur d’espoir pour les familles des victimes

Huit détenus sont morts de surdoses entre 2012 et 2016 dans l'établissement pénitentiaire situé à Hamilton.

Les détails abordés durant l’enquête ont été difficiles à entendre pour les familles des victimes. Mais jeudi, pour la première fois, Glenroy Walton, le père de l'une d'entre elles, a ressenti un peu d'optimisme en entendant les recommandations.

Je ne veux pas qu’une autre famille passe par quelque chose comme ça. Surtout pour un autre jeune homme, plein de potentiel et d’amour. C’était une vie gaspillée.

Glenroy Walton, père du défunt Julien Chavaun Walton

L’enquête aura permis aux parents de Julien Chavaun Walton de mieux comprendre ce qui se passe derrière les murs de la prison. Elle les a aussi aidés à faire leur deuil.

Le père et la mère d'un des détenus défunts.L'enquête a aidé Cassandra et Glenroy Walton à faire leur deuil. Photo : CBC / Dan Taekema

Je ne perds pas espoir. Je suis certaine que les recommandations qui ont été proposées au jury seront acceptées par les membres et je crois aussi [...] que certaines mesures seront mises en place par le centre de détention.

Cassandra Walton, mère du défunt Julien Chavaun Walton

Un appel à des fouilles plus rigoureuses

Les témoignages de plus d’une centaine de personnes ont permis de mettre de l’avant la surpopulation de la prison, l’accès facile aux drogues, la surveillance limitée des détenus et l’accès restreint des toxicomanes à la méthadone.

Les recommandations proposées aux jurés mentionnent des fouilles plus poussées, à l’aide d'un meilleur équipement, en plus d'une unité canine pour détecter la contrebande.

Elles mentionnent aussi une meilleure communication au sujet des détenus entre la prison, la police de Hamilton et les hôpitaux de la ville. Les informations concernant l'état de santé, l’historique de santé mentale, les risques de contrebande des détenus seraient ainsi partagées entre les établissements.

Les avocats qui représentent le ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels s'opposent à certaines recommandations, comme celle d’offrir une formation de réanimation cardiorespiratoire aux détenus qui le souhaitent.

Ils sont également contre la recommandation de munir tous les agents correctionnels d'un vaporisateur nasal de naloxone.

Le fentanyl et les autres produits chimiques mortels n’attendront pas qu’on trouve une solution.

Vilo Zbogar, avocat de l’organisation PASAN

Selon Vilo Zbogar, avocat pour l’organisation juridique Prisoners with HIV/AIDS Support Action Network (PASAN), la naloxone devrait être remise directement aux prisonniers, parce que ce sont eux qui sont souvent au plus près des victimes de surdoses.

Avec les informations de CBC

Toronto

Drogues et stupéfiants