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Examen des infirmières : Brian Gallant presse l’association d'agir

Brian Gallant

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick Brian Gallant

Photo : La Presse canadienne / James West

Radio-Canada

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick Brian Gallant exhorte l'association provinciale des infirmières à procéder à des changements pour assurer que l'examen d'accréditation des infirmières soit équitable envers les francophones et les anglophones.

Un texte de Catherine Allard

« C’est une situation préoccupante. On a besoin des infirmières et je peux vous dire qu’évidemment il y a de quoi qui ne marche pas pour ceux qui vont passer l’examen en français et j’espère que l’association va prendre des mesures très concrètes pour adresser la situation », affirme Brian Gallant.

Le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick a conclu la semaine dernière que l'Association des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB) a enfreint la Loi sur les langues officielles en adoptant l’examen NCLEX-RN, qui défavorise nettement les candidats francophones.

Une semaine après la publication du rapport de la commissaire, l’AIINB n’a toujours pas pris position dans ce dossier.

Selon la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick, le premier ministre est l’ultime responsable de l’application de la loi. Et puisque la commissaire aux langues officielles n’a pas le pouvoir de contraindre l’association à changer son fusil d’épaule, il en revient ultimement au gouvernement de faire bouger les choses.

« Nous sommes prêts comme gouvernement à appuyer les associations lorsque ça vient à la traduction s’il le faut et faire tout ce qu’on peut particulièrement ici, car il manque d'infirmiers et d’infirmières dans la province », précise le premier ministre.

Un faible taux de réussite chez les francophones

La commissaire souligne dans son rapport que les taux de réussite à la première tentative pour les diplômées de l’Université de Moncton ont chuté considérablement lors de l’instauration de l’examen NCLEX-RN (de 91 % en 2014 à 32 % en 2015).

Le taux de succès des diplômées de l’Université du Nouveau-Brunswick, une institution anglophone, au premier essai en 2015 était plus élevé, à 58 %.

Le taux de réussite des diplômées de l’Université de Moncton au premier essai était de 39 % en 2016 (contre 71 % pour celles de l’UNB), et de 40 % en 2017.

Selon le premier ministre, qui a lui-même fait des études en droit, l'enjeu linguistique des associations professionnelles ne date pas d'hier et ne concerne pas seulement les infirmières.

« J’ai pris l’examen pour entrer au barreau et on avait les mêmes sortes de difficultés que les infirmières sont en train d’avoir. La traduction n’était pas bien faite, alors je comprends exactement ce qu’ils passent au travers », explique-t-il.

« Je pense que des mesures concrètes ont besoin d’être prises par l’association pour remédier la situation et on va leur laisser savoir que nous appuyons les mesures que les gens sont en train d’avoir pour demander à l’association de remédier à la situation », ajoute le premier ministre.

Lundi, la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick et la fédération étudiante du campus universitaire de Moncton ont annoncé avoir l'intention de déposer un recours judiciaire devant les tribunaux contre l'AIINB sur la question de l'examen NCLEX-RN.

Avec des informations de Nicolas Pelletier

Nouveau-Brunswick

Politique