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Feux de forêt : les résidents de Jasper se préparent au pire

Une pancarte montre le risque de feu élevé dans le Parc national de Jasper.
Alan Fehr, surintendant de Jasper à Parcs Canada, dit prendre la situation très au sérieux. Photo: CBC
Radio-Canada

Les risques d'incendies inquiètent les habitants de Jasper, mais Parcs Canada et le chef des pompiers de la Ville restent confiants.

« Tout le monde est inquiet », déclare Patti Urie, une agente immobilière de Jasper. « On a tous déjà élaboré un plan d’urgence. Le danger de feu est imminent. Donc, nous devons nous assurer d’être prêts dès aujourd'hui. »

La mère de trois adolescents a mis à l’abri ses photos, ses papiers importants et a photographié toute sa maison. Le plein d’essence a été fait et la famille a établi un point de rencontre en cas de coupure du réseau téléphonique.

Je m’informe le plus possible sur les mesures à prendre en cas de danger. Je me sens prête à mettre ma famille en sécurité.

Patti Urie, habitante de Jasper

John Ward, un résident de 33 ans, est préoccupé par les terrains de camping Wapiti et Whistler. Il a écrit une lettre à Parcs Canada pour pousser les autorités à mettre en place une interdiction de feu tout au long de la saison.

« On dirait un arbre de Noël séché qu'on a laissé sur sa pelouse avant l'été », dit John Ward, qui craint que la route et la rivière n'offrent pas une protection suffisante contre les braises.

Des risques réels

Deux chercheurs britanno-colombiens, Emile Begin et Ken Hodges, ont récemment lancé une alerte au sujet des risques d’incendie dans le Parc national de Jasper. Il suffirait d'une journée qu’ils appellent « 30-30-30 », c’est-à-dire où on serait en présence de 30 % d’humidité, d'une température de 30 degrés Celsius et de vents qui soufflent à 30 km/h, pour déclencher un feu. Selon eux, les fonctionnaires de Parcs Canada ne seraient pas suffisamment préparés.

Alan Fehr, surintendant de Jasper à Parcs Canada, affirme plutôt qu'il prend la situation très au sérieux. Mais, selon lui, Parcs Canada ne mettra pas en place une interdiction parce que les conditions ne le justifient pas.

La forêt est en bonne santé.

Alan Fehr, surintendant du Parc national de Jasper pour Parcs Canada.

Le chef des pompiers de Jasper, Greg Van Tighem, reste en alerte. « Avec l'épidémie de dendroctones du pin ponderosa, les arbres sont devenus plus inflammables [...] et un feu pourrait se déplacer plus rapidement qu’auparavant », explique-t-il.

« Je ne pense pas que les gens doivent paniquer », ajoute-t-il.

Une forêt envahie par une lourde fumée blanche près de Jasper.En raison des feux qui faisaient rage en Colombie-Britannique en juillet 2017, Jasper s’est retrouvée recouverte d’une lourde fumée blanche. Photo : CBC

Un plan d’action mis en place par les pompiers

Le plan d’action du Service d'incendie de la Ville prévoit une réduction des champs forestiers, une diminution du stock de carburant autour de la ville, la mise à niveau des équipements des pompiers et une formation pour différents services ainsi que Parcs Canada.

Selon le chef des pompiers de Jasper, une stratégie « multidimensionnelle » est également en place pour intervenir auprès des résidents et des touristes, si un feu de forêt devait se produire.

« Nous aimerions que les résidents se montrent responsables d'eux-mêmes et de leurs familles [...] qu’ils soient capables d’évacuer sans notre aide afin que nous puissions nous concentrer sur les 20 000 touristes potentiels », dit-il.

« Je veux que les habitants aident à trouver des solutions », conclut-il.

Alberta

Justice et faits divers