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Un cyberpédophile saskatchewanais déclaré délinquant à contrôler

Un homme portant des menottes descend d'une fourgonnette.
Shane Pattison connaît maintenant son destin. Photo: CBC

Au terme de son procès, qui s'est achevé jeudi à Saskatoon, le cyberpédophile Shane Dale Pattison est désigné délinquant à contrôler, ce qui restreindra ses activités à l'intérieur et à l'extérieur de la prison.

Il devra purger une peine de sept ans derrière les barreaux et sera ensuite sous supervision étroite pendant les 10 années suivant sa libération.

Une soumission conjointe avait été déposée par la Couronne et la défense à ce sujet.

En juin 2017, Shane Dale Pattison a plaidé coupable à 42 chefs d'accusation en rapport avec la distribution de matériel pornographique mettant en scène des enfants d'à peine 4 ans et de moins de 2 ans.

La désignation de délinquant à contrôler vise principalement les délinquants sexuels ainsi que les individus susceptibles de récidiver.

Elle a été mise au point en réponse au fait que de nombreux délinquants sexuels et violents doivent recevoir une attention particulière, même s'ils ne répondent pas à la définition de délinquants dangereux.

Source : Sécurité publique Canada

Lors de l'arrestation de Shane Dale Pattison, en mars 2016, les policiers ont trouvé plus de 4000 images et vidéos pornographiques explicites sur son ordinateur portable, un téléphone intelligent et des disques durs.

Pas de traitement psychologique en prison

Un élément clé des audiences, cette semaine, a été l'analyse d'un rapport sur l'état psychologique de Shane Dale Pattison, rédigé par la psychologue légiste Tarah Hook.

Elle a écrit que le criminel n'a pas reçu de traitement pour les 53 chefs d'accusation auxquels il a plaidé coupable en 2012.

Shane Dale Pattison, 21 ans à l'époque, a admis détenir des milliers d'images accumulées depuis 14 ans et de les avoir partagées sur Internet avec plus de 400 personnes, dont certaines avaient agressé sexuellement des enfants.

M. Pattison n'a pas reçu les traitements correctionnels habituels parce que son niveau de risque avait été perçu comme faible.

Tarah Hook, psychologue légiste

« Il a commencé des traitements après sa libération, mais il était toujours en train de commettre des crimes à l'époque », ajoute Tarah Hook.

L'enquête de la police révèle que Shane Pattison a recommencé à commettre des crimes 25 jours après sa libération.

D'après un texte de Dan Zakerski

Saskatchewan

Justice et faits divers