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Accusé d’agression sexuelle, un joueur a été recruté par l’Université de la Saskatchewan

Le jeune homme porte fièrement le chandail de l'équipe de volleyball de l'Université de la Saskatchewan.
Matthew Meyer a plaidé coupable aux deux chefs d'accusation portés contre lui à Medicine Hat, en Alberta. Photo: Huskies Athletics / Josh Schaefer

Un joueur de volleyball de Prince Albert, en Saskatchewan, a joué une saison avec l'équipe masculine des Huskies de l'Université de la Saskatchewan, alors qu'il faisait face à deux chefs d'accusation, l'un pour agression sexuelle et l'autre pour l'enregistrement vidéo de l'agression.

Les allégations portaient sur un incident survenu lors d’une fête organisée en janvier 2016, alors que le principal intéressé, Matthew Meyer, faisait partie de l’équipe de volleyball des Rattlers, du Medicine Hat College, en Alberta.

Peu de temps après avoir été accusé et libéré sous caution, Matthew Meyer a quitté l’Alberta pour jouer et étudier à l’Université de la Saskatchewan. Une fois la saison terminée, il a plaidé coupable aux deux accusations dont il faisait l’objet.

Il a été condamné à deux ans de prison et à trois ans de probation, selon le Medicine Hat Daily News.

L’entraîneur de l’équipe remercié

Dans une entrevue accordée au quotidien Prince Albert Daily Herald, l’entraîneur de l’équipe de volleyball des Huskies de l’Université de la Saskatchewan, Brian Gavlas, a reconnu qu’il était au courant des accusations portées contre Matthew Meyer et qu’il savait que ce dernier était en liberté conditionnelle lorsqu’il l’a recruté au sein de son équipe.

« Les gens qui ont des postes comme le mien doivent faire tout leur possible pour donner aux jeunes adultes et aux adolescents l’occasion de grandir, de se développer et d’améliorer leur caractère, leurs choix et leur style de vie », a déclaré l’entraîneur au journal.

À la suite de l’aveu de Brian Gavlas, le chef des services d’athlétisme des Huskies, Shawn Burt, a affirmé que « l’Université de la Saskatchewan menait une enquête interne sur la question. »

L’enquête a mené, entre autres, au congédiement de l’entraîneur jeudi.

Dans un communiqué publié en fin d’après-midi, Shawn Bert affirme que « nous avons le devoir de faire respecter des normes de comportement respectueuses et professionnelles que nous attendons de tous les membres de notre communauté universitaire ».

Nous avons de hautes attentes envers nos leaders et nous nous attendons à ce qu’ils rendent des comptes.

Shawn Burt, chef des services d’athlétisme des Huskies

Dans cette même lettre, il affirme également qu’une révision des processus de recrutement des athlètes-étudiants et des politiques reliées au comportement des employés sera menée.

Il a ajouté avoir pris connaissance de toute cette histoire seulement mercredi. « Dès que cela a été porté à notre attention [mercredi], les services d’athlétisme des Huskies ont retiré l’individu de l’alignement de l’équipe », a précisé Shawn Burt par voie de communiqué.

Une sociologue à l’Occidental College à Los Angeles, en Californie, Lisa Wade, croit qu’il ne revenait pas à l’entraîneur de décider si Matthew Meyer devait être recruté ou non au sein de l’équipe de volleyball.

Selon elle, une telle décision place l’entraîneur en conflit d’intérêts, surtout si le joueur s’avère un atout précieux pour l’équipe. « Plus une personne a un statut important, plus il est difficile pour les gens de voir son comportement inapproprié », dit-elle.

Les services d’athlétisme des Huskies commenceront le processus d’embauche d’un nouvel entraîneur-chef dans les semaines à venir.

Avec les informations de Bridget Yard, CBC News

Saskatchewan

Justice et faits divers