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Des publicités sur le cannabis en langues autochtones dans les Territoires du Nord-Ouest

Une femme s'empare de pots en verre contenant des têtes de cannabis.
Les Premières Nations des Territoires du Nord-Ouest réclament des informations sur le cannabis traduites en langues autochtones. Photo: Associated Press / Brennan Linsley

À quelques mois de la légalisation prévue de la marijuana au pays, le leader d'une communauté autochtone des Territoires du Nord-Ouest réclame que davantage d'informations sur le processus et sur les impacts du cannabis soient disponibles dans sa langue autochtone.

Le chef Clifford Daniels, à la tête de la communauté de Behchoko, située au nord-ouest de Yellowknife, fait partie de ceux qui estiment que les membres des Premières Nations ont droit à des informations dans leurs langues à propos de la légalisation promise par le Parti libéral du Canada.

En entrevue à la fin avril avec CBC, M. Daniels réclamait ainsi une traduction dans la langue du peuple Tlicho. Selon le gouvernement territorial et Santé Canada, il obtiendra ce qu'il demande.

À Santé Canada, on a ainsi conclu un partenariat avec l'organisme Drug-Free Kids pour concevoir un « kit de discussion sur le cannabis » devant aider les gens à aborder le sujet de la marijuana avec les jeunes, fournir des informations sur les effets sur la santé, en plus d’expliquer les lois actuellement en vigueur.

Le gouvernement territorial a depuis traduit et enregistré des extraits audio d’une durée de deux minutes tirés des documents d’information en question. Ces extraits ont ensuite été transformés en publicités radio pour les stations du diffuseur public et d’autres réseaux.

Ces extraits ont été traduits dans les langues Chipewyan, Gwich’in, North Slavey, Tlicho et Inuinnaqtun. Selon un responsable du gouvernement territorial, d’autres traductions sont en cours de réalisation, dont l'une en langue inuktitut.

Il a d’ailleurs été particulièrement difficile de trouver un traducteur pour la langue crie, a précisé ce responsable.

Les traductions sont dépeintes comme étant « de bons résumés » de la documentation et portent principalement sur les impacts de la drogue sur la santé.

Aider les jeunes

Aux yeux du chef Daniels, « il est intéressant de constater que des démarches sont entreprises, mais il faut aller plus loin que cela ».

Selon lui, les anciens doivent comprendre les tenants et aboutissants des lois actuelles et à venir pour qu’ils puissent aider les jeunes à ne pas se retrouver en situation d’illégalité.

Les nouvelles lois n’ont d’ailleurs pas encore été adoptées. La loi fédérale sur le cannabis devrait obtenir la sanction royale cet été. Quant aux députés de la législation des Territoires du Nord-Ouest, ils devraient finaliser leurs propres dispositions légales d’ici le mois prochain.

Selon Santé Canada, un budget de 125 000 $ a été mis de côté pour une première campagne de santé publique, au moins jusqu’à ce que le projet de loi fédéral soit adopté.

En plus des traductions en langues autochtones, ce montant comprend l’envoi postal de la documentation en français et en anglais, des campagnes sur les médias sociaux, ainsi que l’embauche d’un expert de l’Université de Calgary pour prononcer des allocutions, dans les écoles, à propos des impacts du cannabis chez les jeunes.

Dans son dernier budget, le gouvernement fédéral a prévu une somme de 62,5 millions de dollars sur cinq ans pour venir en aide aux groupes communautaires et aux organisations autochtones qui offrent de l’information sur les drogues aux jeunes.

Avec les informations de CBC

Grand-Nord

Nations métisses et autochtones