•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

6,4 M$ d’Ottawa pour contrer le « trou noir » au Québec

Le député fédéral d'Avignon -  La Mitis - Matane – Matapédia, Rémi Massé et le ministre de l'Emploi du Québec, François Blais
Le député fédéral d'Avignon–La Mitis–Matane–Matapédia, Rémi Massé et le ministre de l'Emploi du Québec, François Blais Photo: Radio-Canada / Catherine Poisson
Radio-Canada

Ottawa et Québec ont dévoilé jeudi les détails d'une entente fédérale-provinciale de 6,4 millions de dollars. Elle vise à aider les travailleurs saisonniers québécois, au moment où ils vivent le « trou noir », période annuelle pendant laquelle ils ont épuisé leurs prestations d'assurance-emploi et où le travail n'a pas encore repris.

Un texte de Brigitte Dubé, avec la collaboration de Catherine Poisson

Le ministre François Blais avait déjà confirmé ce montant en mars à Sept-Îles. 

La somme permettra également de soutenir des entreprises saisonnières.

Le ministre provincial de l'Emploi, François Blais, et le député fédéral d'Avignon–La Mitis–Matane–Matapédia, Rémi Massé, en ont fait l’annonce jeudi à Mont-Joli.

Des manifestants devant les bureaux de Services Canada à Baie-Comeau dans un centre commercial Environ 50 manifestants ont défilé devant les bureaux de Services Canada à Baie-Comeau. Il y en avait une vingtaine à Rimouski. Photo : Radio-Canada / Olivier Roy Martin

Ce transfert permettra au gouvernement du Québec, dans le cadre d’un projet pilote, de bonifier ses programmes de formation. Les allocations de participation à des formations seront bonifiées. L’allocation versée ne pourra être inférieure au montant habituellement octroyé aux participants québécois à l’assurance-emploi, soit 300 $ par semaine.

Pour leur part, les entreprises saisonnières pourront obtenir un remboursement de 100 % des dépenses de formation admissibles. Les travailleurs seront donc salariés pendant une plus longue période, ce qui retardera leur période de chômage.

Le projet pilote est déjà lancé pour certains travailleurs.

« C'est des formations qui pourraient être en entreprise, en amont de la saison ou après, pour faire en sorte que les travailleurs soient là un peu plus longtemps, que les informations qu'ils reçoivent soient de plus en plus appliquées aux besoins de l'entreprise », a commenté le ministre Blais.

Quant au député Rémi Massé, il estime que le développement des entreprises passe par celui des employés. « On veut évidemment développer leurs compétences pour qu'ils puissent poursuivre leur développement au sein même de l'entreprise pour permettre aux entreprises de poursuivre leur développement, leur expansion et aussi pour ceux qui souhaitent par exemple changer de cap, se réorienter, puissent aussi obtenir de la formation dans ce sens là », a-t-il expliqué.

Des travailleurs du Nouveau-Brunswick dénoncent ce qu'ils appellent le « trou noir » de l'assurance-emploi. Des travailleurs du Nouveau-Brunswick dénoncent ce qu'ils appellent le « trou noir » de l'assurance-emploi. Photo : iStock

Pas impressionné

Le coordonnateur du Mouvement Action chômage Pabok à Chandler, Gaétan Cousineau, n’est pas impressionné. Il rappelle que cette annonce n’est pas nouvelle puisqu’elle faisait partie du budget 2018.

Il qualifie de « bidons », ces formations qui, selon lui, ne sont pas appropriées aux besoins des travailleurs. « Quelqu’un qui travaille dans la forêt depuis plusieurs années, donne-t-il en exemple, est-ce qu’il a besoin d’une formation à savoir comment faire un CV, comment se présenter à un employeur? Il n’a pas besoin de ces formations-là, il a déjà un emploi et il va y retourner. »

Selon M. Cousineau, ce ne sont pas tous les travailleurs qui ont pu profiter de ces formations cette année puisque les centres locaux d’emploi n’avaient pas reçu les directives à temps.

Le coordonnateur d’Action chômage prône le retour au projet de prestations supplémentaires de cinq semaines qui a été aboli il y a cinq ans.

Quant à Nancy Legendre, présidente du conseil central CSN au Bas-Saint-Laurent, elle se demande si ces formations seront en lien avec les emplois et si elles pourront être mises en place dans un délai raisonnable. Elle se réjouit toutefois du fait que l'aide accordée aux entreprises qui acceptent de donner des formations soit bonifiée.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Emploi