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Un territoire autochtone du Manitoba et de l'Ontario bientôt sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO?

Une forêt boréale remplit de sapin et d'arbres de couleurs.
La zone du territoire Pimachiowin Aki est située en pleine région boréale, au Manitoba et en Ontario. Photo: getty images/istockphoto / Patrick_Lauzon
Radio-Canada

Le territoire autochtone de Pimachiowin Aki, qui regroupe les terres ancestrales de quatre Premières Nations anishinaabe, dans le nord du Manitoba et de l'Ontario, fait partie des régions recommandées par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en vue de l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Dans une annonce publiée mardi par voie de communiqué, l'UICN indique ainsi que ce territoire, mais aussi le parc national de Chiribiquete, en Colombie, « mettent en évidence le rôle important des peuples autochtones qui y vivent tout en prenant soin de la nature intacte et des processus écologiques ».

Comme le mentionne l’organisation, cette recommandation de l’UICN fait partie d’une série de rapports publiés mardi par l’UNESCO au bénéfice du Comité du patrimoine mondial.

Ledit comité doit se réunir du 24 juin au 4 juillet à Bahreïn pour sélectionner le ou les sites qui seront inscrits au patrimoine de l’humanité. Une deuxième série de rapports sera publiée à la fin mai.

Parmi les neuf sites candidats à une inscription à la liste fort convoitée, seuls les sites du Canada et de la Colombie « répondent aux critères d’inscription en vertu de leurs valeurs naturelles », précise l’UICN.

Ces sites sont par ailleurs considérés comme mixtes, c’est-à-dire qu’ils sont candidats à une inscription en tant que zones naturelles, mais aussi culturelles.

Un ajout préparé depuis belle lurette

Les Premières Nations du territoire Pimachiowin Aki, une région qui couvre 29 000 kilomètres carrés de terres boréales, y compris trois aires déjà protégées par les provinces, travaillent déjà depuis plusieurs années pour faire inscrire celle-ci au patrimoine de l’UNESCO.

En 2016, les démarches entamées depuis alors 12 ans avaient pris du plomb dans l’aile lorsque la Première Nation Pikangikum a retiré son appui au projet qui couvrait à l’époque une superficie de 33 400 kilomètres carrés.

Dans son annonce de mardi, l’UICN souligne que le paysage de la région « reflète le lien profondément interconnecté entre l’humain et la terre qui s’est tissé sur 7000 ans ».

C’est également sur ce territoire que l’on retrouve des espèces boréales telles que le caribou des bois – classé comme vulnérable, selon l’UICN –, l’élan, le loup, la grenouille léopard et la paruline du Canada.

Une aire « irremplaçable »

En Colombie, le parc national de Chiribiquete, qui s’étend sur une superficie de 28 000 kilomètres carrés, dans le sud du pays, est considéré comme « l’une des aires protégées les plus irremplaçables au monde pour la conservation des mammifères, des oiseaux et des amphibiens ». Il s'agit du territoire habité traditionnellement par la Nation Carijona.

On y trouve entre autres des jaguars, et la survie de l’espèce y est jugée « aussi importante pour les croyances culturelles que pour la bonne conservation de la biodiversité », indique l’UICN.
Le parc abrite également des pumas, des dauphins roses et des tapirs terrestres, une autre espèce jugée vulnérable.

Ce parc fait lui aussi l’objet de démarches de classification depuis longtemps : potentiellement admissible à une inscription au patrimoine mondial en 2004, le climat de violence de l’époque avait empêché l’évaluation officielle du site. Le retour de la paix, ces dernières années, permet donc une reprise des travaux.

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