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Pilule abortive : la pression augmente sur le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador

Image des boîtes dans lesquelles sont vendues les pilules abortives.
Terre-Neuve-et-Labrador est la seule province qui n'offre aucune couverture pour le Mifegymiso. Photo: Celopharma

La pression augmente sur le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador pour le remboursement de la pilule abortive. La province est la dernière qui n'offre pas au moins un remboursement partiel du médicament Mifegymiso.

Des étudiants en médecine et des praticiens ont écrit une lettre ouverte au premier ministre et au ministère de la Santé pour demander une couverture universelle du Mifegymiso et des ressources pour appuyer les médecins qui prescrivent le médicament.

Ils ont rédigé leur lettre à la suite d’une réunion entre des étudiants et le ministre de la Santé, John Haggie, en mars.

Le Mifegymiso, parfois appelé « pilule abortive », est une combinaison de deux médicaments qui permet d’interrompre une grossesse sans avortement chirurgical. Il peut être pris jusqu’à la neuvième semaine de grossesse.

Le médicament est présenté comme une solution de rechange aux avortements remboursés par la province.

Le Mifegymiso coûte environ 350 $, alors qu’un avortement en milieu hospitalier peut coûter jusqu’à 1500 $, ce qui ne comprend pas les frais de déplacement de la patiente.

La province n’est pas prête, selon le ministre de la Santé

Le ministre John Haggie a déclaré, mercredi, qu’il n’est pas encore prêt à prendre une décision, et qu’il ne s’agit pas simplement d’une question de coûts.

John Haggie en entrevue dans un couloir de l'édifice de l'Assemblée législativeIl faut pouvoir offrir des conseils éclairés aux femmes avant de prescrire la pilule abortive, selon le ministre de la Santé, John Haggie. Photo : CBC/Ted Dillon

Les femmes qui veulent interrompre leur grossesse auraient à choisir entre un avortement ou la pilule abortive, a expliqué John Haggie. Il n’est pas utile de simplement prescrire la pilule abortive en l’absence d’un cadre pour offrir aux femmes les services-conseils appropriés avant, pendant et après l’interruption de grossesse, a-t-il ajouté. Ces conseils sont au coeur du service qu’il veut offrir à ses concitoyennes.

Étant donné le taux élevé de collectivités isolées et le faible taux d’accessibilité à l’avortement à Terre-Neuve-et-Labrador, le gouvernement devrait être grandement motivé à s’engager sur la voie de la pilule abortive, estiment les auteurs de la lettre.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

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