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Guido Amsel reconnu coupable dans l’affaire des colis explosifs à Winnipeg

Un homme en gros plan.
Le verdict est tombé dans le procès de Guido Amsel, reconnu coupable de tentative de meurtre sur les personnes d'Iris Amsel et de Maria Mitousis. Photo: Service de police de Winnipeg

La juge Tracey Lord a rendu son verdict et déclaré Guido Amsel coupable de quatre tentatives de meurtre, deux concernant son ex-femme Iris Amsel, une autre concernant l'avocate de cette dernière, Maria Mitousis, et une quatrième concernant George Orle, un autre avocat de Winnipeg.

Dans une salle comble, en présence de sa femme et de ses amis, l’accusé, vêtu d’un costume bleu marine, a écouté la juge Tracey Lord rendre son verdict.

La juge Lord a expliqué qu'elle était convaincue hors de tout doute raisonnable de la culpabilité de Guido Amsel pour 15 des 19 chefs d’accusation, en se basant sur les preuves apportées par la Couronne en matière de motif, de preuves écrites, de traces d’ADN, et des similarités entre les faits survenus en 2013 et ceux de 2015.

Parmi les faits les plus graves, l’homme de 52 ans a été reconnu coupable de tentatives de meurtre sur son ex-femme, Iris Amsel, en 2013 et en 2015, et de tentatives de meurtre sur les avocats Maria Mitousis et George Orle en 2015.

L’accusé, en revanche, a été reconnu non coupable de la tentative de meurtre sur James Block.

Guido Amsel, qui avait plaidé non coupable des cinq chefs de tentatives de meurtre, a eu l’air bouleversé à l’annonce du verdict et au moment où il était conduit hors de la salle d’audience.

Sa femme était effondrée et ne parvenait pas à retenir ses sanglots.

Retour sur les faits

L'homme était accusé de nombreux chefs d'accusation en rapport notamment avec l'envoi des colis piégés à des avocats ainsi qu'à son ex-femme, en 2015, à Winnipeg.

Il a été arrêté, en juillet 2015, à la suite d’envois de paquets contenant un engin explosif à son ex-femme et à deux cabinets d’avocats l'ayant représentée lors de leur divorce.

L’un des engins a explosé et grièvement blessé l'avocate de son ex-femme, Maria Mitousis. Cette dernière a perdu une main et a subi de nombreuses blessures graves au visage, à la poitrine et aux cuisses, quand le dispositif a explosé dans son cabinet.

L'avocate winnipégoise Maria Mitousis a été gravement blessée dans l'explosion d'un colis piégé envoyé à son bureau le 3 juillet 2015.L'avocate winnipégoise Maria Mitousis a représenté l'ex-femme de Guido Amsel entre 2010 et 2015 dans une cause au civil. Photo : Radio-Canada

Les deux autres colis piégés, ainsi que trois bombes repérées dans un cabinet d’avocats, un garage et un atelier de débosselage, ont été neutralisés par la police de Winnipeg.

Le verdict de la juge Lord a été diffusé en direct. Habituellement, les caméras sont interdites dans les salles d’audience, mais des exceptions sont parfois faites dans des affaires importantes.

Le procès, qui a commencé le 24 octobre 2017, a duré huit semaines, durant lesquelles on a entendu les témoignages de plusieurs douzaines de témoins, dont l’ex-épouse de M. Amsel, Iris Amsel.

Le tribunal a entendu que les bombes avaient été envoyées une semaine avant une vente aux enchères qui visait à rembourser une dette de M. Amsel envers son ex-femme.

Conflit conjugal

Me Mitousis représentait Iris Amsel depuis 2010 dans un litige civil, quelques années après la séparation du couple.

La cour a entendu que M. Amsel avait demandé le divorce en 2001, près de 10 ans après l’immigration de ce dernier et de sa femme, originaires d’Allemagne. Le divorce a été déclaré en 2004, mais les deux ex-conjoints ont continué à travailler dans les deux ateliers de réparation de carrosseries fondés par M. Amsel, juqu'en 2009.

Des témoignages devant le tribunal ont révélé que l’ADN de M. Amsel avait été trouvé sur une ficelle non loin d’un cratère causé par une explosion chez Mme Amsel en 2013, et sur l’enveloppe de plastique qui contenait l'enregistreur piégé envoyé à Me Mitousis.

Après son arrestation, M. Amsel a eu de la difficulté à retenir les services d’un avocat pour le défendre. Plus tard, il a demandé, sans succès, d’être entendu par un juge de l’extérieur de la province.

Avec des informations de Caroline Barghout, CBC News

Manitoba

Procès et poursuites