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Enquête sur les services aux détenus qui souffrent de dépendances ou de troubles psychiatriques

La vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick, Kim MacPherson

La vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick, Kim MacPherson

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick, Kim MacPherson, enquête sur les services offerts aux détenus qui souffrent de dépendances ou de problème de santé mentale dans les prisons provinciales.

Quatorze détenus sont morts dans les prisons de la province depuis 2004. Selon une enquête de CBC, un certain nombre de ces morts sont attribuables au fait que des détenus sont privés de leurs médicaments pour des troubles psychiatriques lorsqu’ils sont incarcérés.

Keith LeBlanc, un détenu qui purge une peine de 18 mois de prison au centre correctionnel de Saint-Jean, affirme avoir été privé de la méthadone qu’il recevait depuis 2008, lorsqu’un test d’urine en prison a révélé la présence de THC, le principal ingrédient actif de la marijuana.

C’est un médicament dont j’ai besoin. Je ne suis pas dans un état normal [sans méthadone]!

Une citation de : Keith LeBlanc, un détenu au centre correctionnel de Saint-Jean

L’enquête de CBC a également mis au jour le cas d’un détenu mort en prison en 2011, Jeffrey Ryan, 37 ans, de Pocologan.

L’homme subissait un sevrage brutal lorsqu’il est arrivé à la prison de Saint-Jean en mars 2011. Après son arrestation pour conduite alors que son permis était suspendu, il avait été privé de l’opioïde qu’on lui avait prescrit.

Jeffrey RyanAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jeffrey Ryan est mort en prison en 2011 après un sevrage brutal.

Photo : Gracieuseté de la famille Ryan

Sentant son état se détériorer, il a demandé de l’aide qui n’est pas venue. Il s’est effondré dans un couloir de la prison où il a été recueilli et installé sur un matelas de la clinique de l’établissement, où il est mort pendant la nuit.

Sa famille tente toujours de comprendre pourquoi on lui a enlevé son médicament et pourquoi il n’a pas été hospitalisé après sa crise.

Sa fille, Rebeckah Flint, espère que l’enquête de la vérificatrice générale apportera des changements.

Je suis contente de voir que quelqu’un s’intéresse à la question. Ce serait bien que justice soit faite.

Une citation de : Rebeckah Flint, fille de Jeffrey Ryan

Les résultats de la vérification entreprise par Kim MacPherson doivent être rendus publics plus tard cette année.

Des raisons floues

Un porte-parole du ministère de la Justice et de la Sécurité publique n’était pas en mesure de répondre aux questions, mercredi, concernant la pratique qui consiste à refuser aux détenus l’accès à certains médicaments comme les opioïdes.

Dans le passé, toutefois, le ministère a expliqué qu’il agissait de la sorte parce qu’il ne pouvait être sûr que le médicament dans les bouteilles apportées par les détenus correspondait à ce qui était inscrit sur l’étiquette.

Le syndicat des gardiens de prison, pour sa part, exige une amélioration des services de santé pour les détenus qui souffrent de dépendances ou de troubles psychiatriques.

« Nous réclamons depuis un certain temps des ressources médicales spécialisées dans chaque établissement [carcéral], comme des psychiatres, pour aider [les détenus] qui souffrent de problèmes de santé mentale et de dépendances », affirme Mike Davidson, du Syndicat canadien de la fonction publique.

D'après des informations de Karissa Donkin et de Connell Smith, CBC

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