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L’âgisme est un grand problème dans le marché du travail

Un travailleur écrit sur une feuille de papier
Le ministère des Aînés de la Nouvelle-Écosse essaie de convaincre les travailleurs âgés d’exercer leur emploi aussi longtemps qu’ils le souhaitent. Photo: iStock
CBC

La discrimination fondée sur l'âge est l'un des principaux problèmes que connaissent les travailleurs âgés en Nouvelle-Écosse, selon le sous-ministre Simon d'Entremont.

Le haut-fonctionnaire est responsable de concevoir des politiques gouvernementales, et il s’assure que les programmes et services offerts aux personnes âgées répondent aux besoins.

Simon d'Entremont a expliqué aux membres du comité des comptes publics, mercredi, que des « attitudes d'âgisme et des stéréotypes dans notre société perpétuent la notion que la vieillesse est un problème plutôt qu’une réalité naturelle de la vie ».

L’âgisme est si répandu, ses effets sont si puissants, que nous venons à l’accepter comme si c’était un fait.

Simon d'Entremont, sous-ministre au ministère des Aînés

La notion que les travailleurs âgés doivent céder leur place aux plus jeunes est tout aussi répandue, a-t-il ajouté.

Le ministère des Aînés, où travaille M. d’Entremont, essaie de changer les attitudes et de convaincre les travailleurs âgés d’exercer leur emploi aussi longtemps qu’ils le souhaitent.

L’apport des travailleurs âgés à l’économie

Il est faux de croire, selon Simon d'Entremont, que les gens qui continuent de travailler même s’ils atteignent l’âge de la retraite ralentissent la croissance économique.

« Les adultes âgés gagnent de meilleurs salaires et ils ont un plus grand pouvoir d’achat, explique Simon d'Entremont. Le nombre total d’emplois dans l’économie est basé sur le pouvoir d’achat. »

Simon d'Entremont lors de son passage devant un comité législatifLa discrimination fondée sur l'âge est largement répandue dans le marché du travail en Nouvelle-Écosse, déplore le sous-ministre Simon d'Entremont. Photo : CBC/Jean Laroche

Si l’on retire du marché du travail les travailleurs âgés et bien rémunérés, le pouvoir d’achat des consommateurs diminue et le nombre d’emplois baisse par conséquent, ajoute M. d’Entremont.

Les revenus fiscaux perçus des contribuables plus âgés aident le gouvernement à financer les services publics aux personnes âgées, poursuit le sous-ministre.

Plus de foyers de soins ou plus de soins à domicile?

Des députés de partis d’opposition ont demandé à Simon d'Entremont si la province a besoin d’un plus grand nombre de lits dans les établissements de soins prolongés.

Le ministère reçoit des lettres de personnes âgées qui s’interrogent sur les soins qu’elles recevront à l’avenir, mais bien peu d’entre elles demandent la construction de nouveaux foyers de soins, indique M. d'Entremont. La majorité d'entre elles disent vouloir plutôt rester chez elles, dans leur communauté, avec de l’aide à domicile, explique-t-il.

Les réponses de M. d’Entremont n’ont pas satisfait le néo-démocrate Dave Wilson, ancien ministre de la Santé. Il dit que 1100 personnes sont inscrites sur la liste d’attente pour des soins prolongés, et qu’il croyait que le ministère des Aînés serait leur défenseur.

Le député progressiste-conservateur Tim Houston se montre aussi critique sur cette question. « S’il n’y a pas de plan pour les lits en soins prolongés, comme cela semble être le cas, il faut un plan de rechange », dit-il.

D’après un reportage de Jean Laroche, de CBC

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