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La nouvelle présidente de l’Hôpital Saint-Boniface a les soins en français à cœur

Une femme portant une chemise blanche et un veston noir sourit devant un mur de briques.
Martine Bouchard, nouvelle présidente et chef de la direction de l'Hôpital Saint-Boniface, a pris ses fonctions le 1er mai. Photo: Radio-Canada / Barbara Gorrand

Martine Bouchard, la nouvelle présidente et chef de direction de l'Hôpital Saint-Boniface, a pris ses nouvelles fonctions le 1er mai dans cet établissement de Winnipeg. Elle évoque ses priorités et les défis qui l'attendent.

Mme Bourchard est arrivée du Québec il y a quelques semaines avec, dans ses bagages, plus de 30 ans d’expérience dans le domaine de la santé.

Cette infirmière de formation a acquis tout au long de sa carrière une expertise dans la gestion des centres de santé. « Mon dernier poste en date, était celui de directrice générale adjointe d’un établissement qui, suite à la fusion de trois hôpitaux, est parti d’un budget opérationnel de 200 millions de dollars à 1 milliard de dollars avec 12 000 employés, » raconte-t-elle.

Il n’en demeure pas moins que prendre la direction de l’Hôpital Saint-Boniface, dont la réputation n’est plus à faire au Québec, selon Mme Bouchard, constitue un défi important.

En raison de la réforme notamment, dont Mme Bouchard note qu’elle s’est faite « à une vitesse incroyable ».

« J’arrive dans une province dans laquelle les acronymes sont différents, les défis provinciaux sont différents, la compréhension de la notion de continuum de soins est différente, dans un contexte de réforme et d’optimisation que l’on souhaite mener en toute cohérence avec les financements reçus », analyse-t-elle.

Parmi les problématiques régulièrement relevées à l’Hôpital Saint-Boniface, il y a les manques dans l’offre active de soins en français.

« Pour moi, cela veut dire s’assurer qu’une personne unilingue francophone qui se présente, ou même une personne multilingue, mais qui souhaite recevoir des services en français puisse les recevoir. Il faut faire en sorte que la personne puisse exprimer sa douleur dans la langue qu’elle choisit », précise-t-elle en incluant les peuples autochtones.

Pour y parvenir, Martine Bouchard s’est déjà rapprochée des Services en langue française de l’Office régional de la santé de Winnipeg, dont elle attend la publication de la planification stratégique. « Et nous encourageons les gens qui parlent le français à se porter candidats à des postes de gestion ».

Piquée par la fièvre des Jets

La nouvelle dirigeante ne pense pas, en revanche, que son arrivée change la ligne de l’Hôpital Saint-Boniface en ce qui concerne l’aide médicale à mourir. « Nous sommes sous l’égide de la Corporation catholique de la santé, et ce n’est pas une offre de services que Saint-Boniface s’engage à faire. Mais on n’empêche pas la clientèle d’avoir recours à cette option-là en proposant un transfert vers un autre hôpital », explique-t-elle.

Martine Bouchard s’est fixé comme priorité de « comprendre comment l’hôpital va s’insérer dans la stratégie ministérielle tout en gardant son authenticité et sa créativité ».

Et elle s’est également trouvé une nouvelle passion, l’équipe des Jets de Winnipeg : « Avec deux garçons qui jouent au hockey, j’ai attrapé la fièvre des Jets! »

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