•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un nouvel outil pour mieux comprendre la tordeuse des bourgeons de l’épinette

Un papillon de la tordeuse des bourgeons de l'épinette est perché sur une branche de conifère.
Un papillon de la tordeuse des bourgeons de l'épinette sur une branche. Photo: Radio-Canada / Nicolas Lachapelle
Radio-Canada

Des chercheurs de Ressources naturelles Canada testeront cet été un nouvel outil pour mieux comprendre le déplacement de la tordeuse des bourgeons de l'épinette, cette chenille qui détruit les forêts en mangeant les jeunes aiguilles des arbres résineux.

Un texte d’Édith Drouin d’après l’entrevue de l’émission Le monde aujourd’hui

L’outil est un hybride entre un ballon-sonde et un cerf-volant appelé Helikite, explique Yan Boulanger, chercheur scientifique en écologie forestière au Centre de foresterie des Laurentides de Ressources naturelles Canada. Il sera testé dans la région de La Matapédia, au Bas-Saint-Laurent.

L'Helikite servira à faire l'échantillonnage de la tordeuse des bourgeons de l’épinette en altitude. Pourquoi en altitude? Parce que les scientifiques veulent étudier uniquement les caractéristiques des papillons qui se déplacent d’une région à l’autre.

Selon le chercheur, les pièges au sol ne le permettent pas, puisque la population locale y est mélangée avec la population migrante.

Le seul moyen pour vraiment bien échantillonner ces populations-là qui sont migrantes, c’est d’aller vraiment très haut dans les airs, souvent à des altitudes qui vont entre 400 et 800 mètres.

Yan Boulanger, chercheur scientifique en écologie forestière au Centre de foresterie des Laurentides de Ressources naturelles Canada

L'échantillonnage se fera de soir et de nuit, de 18 h à 2 h du matin.

L'exercice permettra de déterminer si les insectes migrateurs sont des mâles ou des femelles et s’ils sont porteurs d’oeufs, puisque cela pourrait signifier qu’ils participent à la propagation de l’épidémie.

Les données aideront les chercheurs à développer un modèle de transport atmosphérique de la tordeuse qui pourra prédire, en fonction des données météorologiques, où les insectes se retrouveront et où se situeront les risques de défoliation dans les années à venir.

Environnement