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Projet Authier : Amos ne demande pas de BAPE pour l'instant

Le maire d'Amos, Sébastien D'Astous.
Le maire d'Amos, Sébastien D'Astous. Photo: Radio-Canada / Mélanie Picard

Contrairement à de nombreux organismes de l'Abitibi-Témiscamingue et du Québec, la Ville d'Amos ne réclamera pas d'audience publique du BAPE concernant le projet Authier, du moins, pas avant le 11 juin.

Un texte de Thomas Deshaies

C'est ce que le maire Sébastien d'Astous a déclaré, à la suite d’une rencontre qu'il a tenue entre différents intervenants de la région, qui portait sur le projet. Des intervenants du monde politique, économique, environnemental et éducationnel y ont pris part, a-t-il expliqué.

L'objectif de cette rencontre était d'échanger des informations entre différents intervenants de la région, pour adopter une stratégie commune, a expliqué le maire d'Amos.

On ne prendra pas position avant la semaine du 11 juin.

Sébastien d'Astous
Le projet Authier de Sayona Mining.Le projet Authier de Sayona Mining Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

M. D'Astous veut prendre le temps d'analyse l'étude faisabilité de Sayona Mining, qui sera déposée vendredi.

Ce n'est pas une question de faire confiance ou de ne pas faire confiance aux études de la minière.

Sébastien D'Astous

Les études sont faites par des gens qui sont crédibles dans le domaine. Tant qu'on n'aura pas les documents en notre possession pour les analyser, les valider, c'est difficile de prendre une position. »

Le Comité citoyens demande plus de fermeté

Le porte-parole du Comité citoyens de protection de l'esker, Rodrigue Turgeon, s'insurge que les membres du comité n'aient pas été invités à la rencontre et invite la municipalité à plus de fermeté dans le dossier. Sébastien d'Astous réplique que l'objectif était d'avoir l'information des spécialistes et non des citoyens.

Nos membres sont préoccupés et attendent que les institutions démocratiques demandent elles-mêmes la tenue d'une audience publique.

Rodrigue Turgeon
Rodrigue Turgeon, portant un manteau noir, regarde vers la rivière sous un ciel nuageux et sombre.Rodrigue Turgeon, co-fondateur du comité de protection de l’Esker Photo : Radio-Canada / Emmanuelle Latraverse

Il déplore que la municipalité de La Motte et Amos n'aient toujours pas réclamé des audiences du BAPE. « On dirait que les municipalités attendent de voir ce que la minière va leur dire. Comme on dit depuis le début, nous, on ne veut pas s'en remettre à cela, on veut des études indépendantes, alors pourquoi attendre que la minière dépose ses études pour ensuite dire qu'on veut des études indépendantes », s'est-il exclamé.

La Comité citoyens a aussi dénoncé que la municipalité de La Motte siège déjà sur un comité de liaison avec la minière.

« C'est une instance de lobbying, où Sayona Mining a un accès direct à la mairie, a affirmé M. Turgeon. La mairie de La Motte n'a pas vraiment pris la peine d'aller chercher les inquiétudes de la population, du moins de manière officielle. Elle a annoncé qu'elle allait tenir des assemblées publiques, mais finalement, elle s'est rétractée. »

Abitibi–Témiscamingue

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