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Manifestations anti-G7 à Québec : pas besoin de se « placarder », dit la police

Le chef du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon
Le chef du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon Photo: Radio-Canada

Le chef du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) ne voit pas de raisons pour lesquelles les citoyens et les commerçants devraient « commencer à se placarder » et éviter le centre-ville en prévision des manifestations qui auront lieu en marge du Sommet du G7.

Un texte de Louis Gagné

« Présentement, on demande aux commerçants, comme à tous nos citoyens ordinaires, de continuer à vaquer à leurs occupations normales, puisqu’on est dans une évaluation du risque qui est modéré », a expliqué Robert Pigeon, mercredi, lors d’une conférence de presse.

Le chef de police croit que des gens « mal intentionnés » tenteront d’infiltrer les manifestants afin de créer « du grabuge » sur son territoire. Il ne s’attend toutefois pas à ce que l’accès extrêmement contrôlé du site où se tiendra le Sommet, à La Malbaie, provoque de la frustration chez les protestataires et les incite à se rabattre sur Québec pour y faire de la casse.

« Nous avons des informations [voulant] que plusieurs manifestants ont l’intention de se diriger à Québec, mais nous [ne faisons pas l’équation selon laquelle] la frustration est présente et [que] compte tenu de cette frustration, on va venir se défouler à Québec. On n’a pas ça maintenant », a affirmé M. Pigeon.

Présentement, je ne recommande à personne de commencer à se placarder, puisqu’on est toujours dans le même ordre que les manifestations normales qu’on a eues le 25 novembre ou au mois d’août.

Robert Pigeon, chef du Service de police de la Ville de Québec

Pas de barricade, mais…

Le chef du SPVQ s’est engagé à garantir aux citoyens le droit de manifester et d’exprimer leurs opinions à condition, cependant, qu’ils le fassent dans le respect des lois et des règlements.

Il a répété que les autorités n’avaient pas l’intention d’ériger de périmètre de sécurité sur le territoire de la ville de Québec. Le chef du SPVQ prévient toutefois que l’accès à certains emplacements pourrait être restreint par moments.

« Bien qu’on se réserve le droit de clôturer certains espaces, [à] un moment donné [...], ça sera de façon très minime pour assurer la sécurité de certains endroits à des moments ponctuels », a précisé Robert Pigeon.

Société