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Craintes de débordements à l'approche de la saison du capelan

Le capelan fraie à Rimouski, notamment dans le secteur du Rocher-Blanc.
Chaque printemps, le capelan « roule » sur les rives du Saint-Laurent. Photo: Radio-Canada / Julie Tremblay

Des résidents du secteur de Gallix à Sept-Îles se sont rendus à la réunion du conseil municipal lundi soir pour partager leurs craintes quant aux débordements associés aux soirées de pêche au capelan dans leur secteur.

Un texte de Émile Duchesne

Des résidents de Gallix affirment avoir vécu de nombreux désagréments l’an dernier lors de la saison de pêche au capelan. La liste est longue, mais on parle de vol de bois sur les terrains privés, de vandalisme, de déchets qui traînent, de voitures stationnées qui bloquent les rues et même, de cas de violence.

Un résident de Gallix, Richard Langlois, affirme que la saison de pêche au capelan vient briser la quiétude de son secteur.

C’est l’abus que certains groupes font sur nos terrains. Qu’ils nous respectent pas, pis qu’ils veillent jusqu’à trois heures du matin pendant trois semaines. Ça devient très dur pour nous autres à un moment donné.

Richard Langlois, résident de Gallix
Dizaines de capelans ayant sauté hors de l'eau.Le capelan pendant la fraie Photo : Getty Images / Florence McGinn

Richard Langlois aurait interpellé certains pêcheurs irrespectueux afin de les sensibiliser, mais aurait reçu de nombreuses insultes verbales en retour.

Quand tu leur dis de passer ailleurs, qu'ici c’est un terrain privé, que la plage c’est à l’autre bout, il y en a en masse qui t’envoient promener. Des fois, sur nos terrains ça vire quasiment en grosse chicane.

Richard Langlois, résident de Gallix

Richard Langlois affirme que la police a de la difficulté a intervenir étant donné que leur secteur est éloigné. Richard Langlois et les autres résidents qui l'accompagnaient au conseil municipal ont demandé l'interdiction de stationner sur un côté de leur rue, la présence de gardiens privés et une présence policière accrue.

La municipalité examine le problème

Le directeur général de la Ville de Sept-Îles, Patrick Gwilliam, affirme que la Municipalité va légiférer pour interdire le stationnement d'un côté de la rue des secteurs concernés afin d'assurer la libre circulation des voitures et des véhicules des services d'urgences.

La municipalité est également en contact avec la Sureté du Québec, qui pourrait assurer une présence accrue dans les secteurs de pêche au capelan.

Il faut comprendre que les résidents de ces secteurs-là ont été victimes de plusieurs méfaits, même de violence dans un cas, pendant la saison du fameux capelan.

Patrick Gwilliam, directeur général de la ville de Sept-Îles
Le directeur général de la Ville de Sept-Îles, Patrick Gwilliam, à l'hôtel de villeLe directeur général de la Ville de Sept-Îles, Patrick Gwilliam Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Par contre, il n’est pas question d’engager des agents de sécurité privés pour patrouiller sur les plages.

Appel au civisme

Autant du côté des riverains que de la Municipalité, on comprend que la pêche au capelan est une activité typique de la région et personne ne veut empêcher les gens de pêcher.

Par contre, la Municipalité et les riverains invitent les pêcheurs à faire preuve de civisme en respectant les résidents des secteurs riverains et en respectant l’environnement.

La Ville n'a aucune intention d’empêcher la pêche au capelan ou les partys de capelan sur le bord de la plage. Par contre, on demande aux citoyens de se ramasser. La plage, c’est un endroit public et ce n’est pas plaisant de retrouver des débris sur la plage.

Patrick Gwilliam, directeur général de la Ville de Sept-Îles
Du capelan sur les plagesDu capelan échoué sur les berges Photo : Twitter / Edward Jenkins

La saison du capelan devrait débuter dans les prochaines semaines dans la région de Sept-Îles.

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