•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Jeux franco-ontariens, une histoire d'identité et de sentiment d'appartenance

On voit quatre personnes sur la photo. Le jeune homme au centre au premier plan a des traits verts et blancs sur le visage et tient un drapeau franco-ontarien. Les trois autres derrière lui affichent des expressions loufoques.
Un groupe de participants aux 19es Jeux franco-ontariens à Sturgeon Falls affichent leur fierté avec un enthousiasme certain. Photo: Avec l'aimable autorisation de la FESFO

Les Jeux franco-ontariens fêtent en 2018 leur 25e anniversaire. Ces jeux multidisciplinaires et inclusifs valorisent le travail d'équipe. Ils permettent à de nombreux jeunes participants de découvrir qui ils sont et ce dont ils sont capables.

Un texte de Serge Olivier

Tout au long de leur histoire, les Jeux franco-ontariens sont restés fidèles à leurs valeurs.

Le point de départ

L'idée des Jeux franco-ontariens se manifeste pour la première fois lors de la 16e assemblée générale annuelle de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) à Iroquois Falls en 1992.

Cent soixante-quinze élèves du secondaire sont réunis pour l’occasion. Ils croient qu’un tel événement a le potentiel de mobiliser les jeunes qui semblent être très peu intéressés par les activités de la FESFO et qu'il permettrait de mettre en valeur toute une variété de talents.

L’année suivante, lors d'une autre assemblée générale, des jeux multidisciplinaires à cinq volets sont créés.

Les premiers Jeux franco-ontariens

L’École secondaire Garneau d’Orléans relève le défi d’accueillir les premiers Jeux franco-ontariens de l’histoire lors du long week-end de mai en 1994.

De gauche à droite : un grand rouquin pointe son dossard des Jeux, au centre un jeune garçon semble surpris par la fille à droite qui salue. Derrière eux, deux arbitres et des spectateurs regardent.Trois jeunes participants à un match d'improvisation lors des premiers Jeux franco-ontariens à Orléans en 1994. Photo : Avec l'aimable autorisation de la FESFO

Trois cent quarante-sept élèves de 55 écoles francophones sur 72 y participent. On compte aussi 75 animateurs et 110 bénévoles.

L’année suivante, c’est l’École secondaire André-Laurendeau de Vanier qui accueille 500 participants d’une soixantaine d’écoles. Depuis, les Jeux ont lieu à la même période tous les ans.

Un homme sur échasses tient par la main sa partenaire de scène, également sur des échasses, alors que des musiciens derrière eux les observent.Un duo sur échasses lors des 2es Jeux franco-ontariens à Vanier en 1995. Photo : Avec l'aimable autorisation de la FESFO

Quelques statistiques


Deux étudiants : un jeune homme et une jeune fille

Entre 500 et 700 élèves sont recrutés chaque année et viennent de 71 écoles en moyenne.


École secondaire

Nombre d’écoles secondaires francophones en Ontario : 72 en 1995 et 105 en 2018.

Carte de l'Ontario

Les jeunes du Nord de l'Ontario sont légèrement surreprésentés et les jeunes du Centre et du Sud sont légèrement sous-représentés.


Égalité homme/femme

La parité entre garçons et filles est atteinte dès les premiers Jeux franco-ontariens à Orléans.


Égalité homme/femme

Depuis les Jeux de Trenton en 2005, il y a six participantes pour quatre participants.

Une identité commune

Le jeune homme est à gauche et il porte des verres. La jeune femme à droite l'enlace par derrière. Les deux affichent un large sourire.Deux participants aux 12es Jeux franco-ontariens à Trenton en 2005. Photo : Avec l'aimable autorisation de la FESFO

Dès les premiers Jeux, on rejette l’idée d’une compétition entre écoles et la notion de gagnants et de perdants.

Des équipes sont formées avec des jeunes de toutes les régions.

Les participants peuvent développer de nouvelles aptitudes, vivre différentes expériences et se forger une identité commune.

Quelques dizaines de jeunes à bord d'un autobus. Un groupe est debout à l'arrière du véhicule tandis que ceux au premier plan sont assis.Des participants arrivent aux 9es Jeux franco-ontariens à New Liskeard en 2002. Photo : Avec l'aimable autorisation de la FESFO

Contrer l’assimilation

Le journaliste Clinton Archibald y voit dès 1995 une occasion de faire connaître des modèles de réussite passés et présents de la vie française en Ontario.

Mais il y a aussi une recherche de prise de conscience d'une réalité à amadouer : une assimilation pernicieuse, une dévalorisation du minoritaire ou du marginal, dans une société dominée par la facilité et la recherche de symboles de matérialisme ultra consommateur et une difficulté d'établir des contacts entre jeunes et communautés ambiantes.

Clinton Archibald, « Mens sansa in corpore sano », Le Droit, 13 mai 1995, p. 25

Une fabrique de modèles

Les jeunes s’identifient à de jeunes adultes qui vivent de leur talent, qu’ils soient chanteurs, musiciens, humoristes, athlètes ou communicateurs.

Céleste est au centre de la photo sur une scène en train de jouer de la guitare.L'auteure-compositrice-interprète originaire de Timmins, Céleste Lévis, en spectacle lors des 24es Jeux franco-ontariens à Woodstock en 2017 Photo : Avec l'aimable autorisation de la FESFO

Ils gagnent en confiance et avec le temps les participants eux-mêmes deviennent des modèles à leur tour.

Un sentiment d’appartenance

Les Jeux franco-ontariens proposent des épreuves aux jeunes pour leur permettre de se dépasser dans une ou plusieurs disciplines.

On mise sur l’interaction et l’inspiration en luttant contre la marginalisation et l’isolement des jeunes Franco-Ontariens qui, le reste de l'année, sont dispersés dans une grande province où ils sont proportionnellement peu nombreux.

Le groupe est de dos à la caméra et marche sur un trottoir de la Ville Reine. Deux personnes tiennent un drapeau franco-ontarien dans leur dos.Un groupe de jeunes participants portant fièrement un drapeau franco-ontarien lors des 7es Jeux franco-ontariens à Toronto en 2000. Photo : Avec l'aimable autorisation de la FESFO

Avec la collaboration de Vincent Wallon

Francophonie

Société