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L’été risque d’être brûlant dans les Prairies

La route 562, dans le comté de Strathcona, avec, au loin, un épais panache de fumée qui recouvre la majeure partie du ciel.
Au vu des projections journalières, mensuelles et saisonnières des risques d’incendie de végétation, Ressources naturelles Canada souligne un risque extrême d'incendie dans l'Ouest canadien. Photo: Radio-Canada / Sébastien Tanguay
Radio-Canada

Les projections saisonnières de Ressources naturelles Canada prévoient un risque d'incendie extrême au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta. Les coupables? Des températures supérieures à la normale, à de faibles précipitations et à un hiver sec.

« Les conditions dans l’ouest du Canada, essentiellement à l’ouest du Manitoba, sont pires que ce qu'on a vu [en moyenne] les 30 dernières années », affirme la chercheuse scientifique en successions forestières de Ressources naturelles Canada Sylvie Gauthier.

« Pour juin et juillet [le risque d’incendie] est concentré au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta. Plus la saison avance, plus on prévoit des risques élevés en Colombie-Britannique, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon », dit-elle.

Ressources naturelles Canada prépare des projections journalières, mensuelles et saisonnières des risques d’incendie de végétation.

Une carte multicolore avec une grosse tâche rouge au milieu, indiquant un risque extrême d'incendie dans les provinces des prairies. Agrandir l’imageUne carte de Ressources naturelles Canada indiquant les risques d'incendie le 16 mai 2018. Photo : Ressources naturelles Canada

« Ce qu’on voit poindre à l’horizon, c’est des conditions de température élevée et de précipitations faibles, ce qui amène des conditions des sècheresse qui peuvent amener, s'il y a des allumages, bien sûr, des feux de forêt [...] qui progressent par la suite de manière importante », indique Mme Gauthier.

Un autre élément qui contribue au calcul du risque d’incendie est le montant d’eau dans les couches profondes du sol. « On tient compte aussi des conditions hivernales [...] qui influencent la quantité d’eau qu’il y a dans le sol lors de la fonte des neiges », note Mme Gauthier.

Elle tient à souligner que, si les conditions sont propices aux incendies, cela ne veut pas dire qu'il y aura plus d’incendies. Si, par exemple, il y a moins d’éclairs que la normale, alors la saison pourrait ne pas être « extrême ».

« [De même] le fait que les conditions ne sont pas hors normes au Québec et dans l’est du Canada ne veut pas dire qu’on n’aura pas de feu » ajoute la scientifique. Elle rappelle que sont des régions qui connaissent régulièrement des feux de forêt.

Au Manitoba, quatre fois plus de feux qu’en 2017

Cette année, il y a déjà eu 109 feux de forêt au Manitoba. Lors de la même période en 2017, il n'y avait eu que 25 incendies de forêt.

Huit feux ne sont pas encore maîtrisés.

Un nouveau feu de forêt, qui s'est déclaré le 15 mai, a forcé l’évacuation de sept maisons dans la municipalité de Lac du Bonnet, au Manitoba. Sept avions-citernes et un hélicoptère ont combattu le brasier.

« Les équipes de prévention d’incendie de Lac du Bonnet sont passées à l'attaque », lance le chef des pompiers de la municipalité, David Lussier.

Des interdictions et des restrictions concernant les feux extérieurs sont en vigueur dans presque toutes les municipalités de la partie sud du Manitoba.

Avec des informations de Christian Riou

Manitoba

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