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Des manifestants dénoncent le manque de travail dans la Péninsule acadienne

Fernand Thibodeau, du Comité d'action sur l'assurance-emploi, s'adresse aux médias au quai de Caraquet.
Fernand Thibodeau, du Comité d'action sur l'assurance-emploi, dénonce le peu d'heures de travail offertes aux travailleurs saisonniers dans certaines usines de transformation de produits marins de la Péninsule acadienne. Photo: Radio-Canada / François Vigneault
Radio-Canada

Des travailleurs manifestent à Caraquet, mercredi midi, pour dénoncer le faible nombre d'heures de travail offertes dans les usines de transformation de produits marins.

La manifestation est organisée par le Comité d'action sur l'assurance-emploi.

« Les gens font à peu près quatre heures par jour ou cinq heures par jour. Même s’ils ont la chance de faire 10 heures par jour dans une journée, ils ont un beau congé de deux jours. Alors, nous autres, c'est ce qu’on dénonce. C’est ça la situation tout de suite au niveau de tout le travail saisonnier présentement », explique Fernand Thibodeau, porte-parole du Comité d'action sur l'assurance-emploi.

« Deux semaines passées, on a fait 28 heures. Et moi, la semaine passée, j’ai fait 26 heures et trois quarts. J’ai eu six ou sept dollars pour faire la semaine, parce que les paiements passent et on n’a pas d’heure, pas de salaire. On ne sait même pas si on va être [admissibles] pour faire le chômage avec notre nombre d’heures », affirme une manifestante, Anik Haché, travailleuse d’usine.

Anik Haché, l'une des manifestantes.Anik Haché, l'une des manifestantes. Elle affirme travailler moins de 30 heures par semaine cette année. Photo : Radio-Canada / François Vigneault

L’an dernier, au contraire, elle avait cumulé 78 heures de travail dès la première semaine, ajoute Mme Haché, et elle travaillait au moins 40  heures par semaine durant la saison.

Le trou noir va-t-il prendre de l'ampleur?

La situation, selon Fernand Thibodeau, risque d’empirer le trou noir, cette période sans revenu qui sépare la fin des prestations d’assurance-emploi et la reprise du travail saisonnier. Il réclame l’aide des gouvernements.

« Ce qu’on demande au gouvernement, c’est de prendre ses responsabilités pour pouvoir avoir des semaines de projets au niveau des employés qui n’ont pas de travail tout de suite, pour avoir un salaire convenable pour eux autres », lance Fernand Thibodeau.

Des voitures garées devant l'usine.La manifestation s'est déroulée près de l'usine Ichiboshi Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Les pêcheurs n’arrivent pas à capturer leur quota, et par conséquent les usines ne tournent pas à leur pleine capacité, explique Anik Haché.

« Il n’y a presque pas de crabe comparé à l’année passée, indique Anik Haché. C’est surtout le fait qu’ils ont coupé une zone de pêche. Ça fait qu’il y a beaucoup moins de crabes. Les bateaux sont tous à la même place. Certains bateaux vont même vendre ailleurs. »

Avec les informations de François Vigneault

Nouveau-Brunswick

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