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Visé par des accusations criminelles, Steven Butler peut encore boxer... pour le moment

Steven Butler
Steven Butler Photo: Facebook/Steven Butler

Le boxeur Steven Butler est de nouveau sur la sellette pour les mauvaises raisons, mais il conserve, pour le moment, son droit de combattre au Québec.

Un texte de Jean-François Chabot

Le protégé d’Eye of the Tiger Management (EOTTM) fait face à des accusations de vol qualifié et de voies de fait liées à un incident survenu en 2017 dans le stationnement du bar General Sherman à Blainville, selon la station radiophonique 98,5 FM.

Son nom apparaît aussi dans une histoire de fraude impliquant son oncle, Sylvain Bertrand, arrêté en février dernier en possession de cocaïne et de huit faux permis de conduire.

Selon la preuve recueillie par les policiers, le cellulaire de l’homme contenait des messages textes envoyés par Butler qui plaçait des commandes de fausses pièces d'identité en fournissant noms et dates de naissance à falsifier.

Or, même s’il a déjà été cité à procès pour le mois de septembre prochain dans l’affaire du bar, rien n’empêche Butler de remonter dans le ring.

Il détient un permis en bonne et due forme de la Régie des sports, des loteries et des jeux du Québec.

Un privilège qui peut disparaître

Comme tous les pugilistes professionnels boxant sur le territoire québécois, il doit renouveler ce permis chaque année. Ce permis est entré en vigueur le 1er avril et vient à échéance le 31 mars de l’année suivante.

Jointe au téléphone par Radio-Canada Sports, Me Joyce Tremblay, responsable des communications de la Régie, a été très claire. Habituellement, tant qu’il n’est pas reconnu coupable des accusations qui pèsent contre lui, un boxeur peut se battre.

À la lumière des nouvelles informations entourant Butler, le contentieux de la Régie va se pencher sur le cas de Butler afin de statuer sur le maintien ou non de son permis. La Régie prendra en compte la santé et la sécurité du boxeur, ainsi que la bonne image du sport.

Déjà, l’an dernier, Butler s’était engagé à mieux choisir ses relations à la suite de l’émeute qui avait éclaté au Centre Bell dans la foulée de son unique défaite aux mains de l’Ontarien Brendon Cook.

Ce dernier avait été atteint par un seau à glace lancé dans l’arène par un membre de l’entourage de Butler, venu en grand nombre assister à l’événement.

Afin de renouveler son permis cette année, Butler a dû reprendre le même engagement par écrit.

Le point de vue sportif

Butler (23-1-1) a livré son plus récent combat le 31 mars. Il a mis la main sur le titre vacant de l'IBO des super-mi-moyens grâce à une victoire par mise hors de combat technique face à l’Américain Jaime Herrera (15-6-1).

Il est déjà prévu que Butler remontera dans l’arène le 23 juin prochain au Casino de Montréal. Il doit y affronter l’Américain Carson Jones (40-13-3, 3 K.-O.).

Du côté de Camille Estefan (EOTTM), il a fait savoir par voie de communiqué qu'il s'abstiendrait de commenter un dossier entre les mains des avocats.

L'organisation a quand même tenu à préciser certaines choses. « Concernant les allégations relativement à une fraude qui aurait été orchestrée par l'oncle de Steven Butler, il est important de rappeler qu'aucune accusation n'a été portée face à Steven à ce stade-ci.

« EOTTM s'engage toutefois à redoubler d'ardeur quant à l'encadrement qui sera offert à son athlète afin de l'aider à optimiser son environnement et de s'assurer que celui-ci puisse prendre des décisions éclairées quant à son avenir, et ce, tant sur le plan personnel que professionnel. »

Avec les informations de La Presse canadienne

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