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Justin Trudeau n’aidera pas Kathleen Wynne à gagner l'élection en Ontario

Le reportage de Raphaël Bouvier-Auclair

À un peu plus de trois semaines du scrutin en Ontario, les nouvelles sont peu réjouissantes pour les libéraux de Kathleen Wynne qui accusent un retard dans les sondages. Et contrairement à ses adversaires, la première ministre sortante ne pourra pas compter sur l'appui d'un chef fédéral d'ici la fin de la campagne.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

En 2015, pendant la campagne fédérale, Kathleen Wynne n’avait pas hésité à contribuer aux efforts des libéraux fédéraux.

Mais la première ministre ontarienne, dont le parti est en perte de vitesse dans les intentions de vote, ne doit pas s’attendre à un traitement semblable cette année, puisque Justin Trudeau n’a pas l’intention de s’impliquer dans l’élection ontarienne.

C’est une priorité pour moi de travailler avec quiconque se fera élire. Les Canadiens et les Ontariens auront un choix à faire aux élections. Je peux dire que je travaille très bien avec le gouvernement de l’Ontario et nous allons continuer de travailler avec l’Ontario.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada
Un bandeau annonçant le dossier de Radio-Canada sur les élections provinciales en Ontario

Si le bureau de M. Trudeau évoque sa fonction de premier ministre pour justifier cette retenue, la professeure à l’Université d’Ottawa Geneviève Tellier croit que des considérations politiques entrent aussi en jeu.

Ça va très mal pour madame Wynne, est-ce qu’on veut vraiment s’associer à une première ministre qui en arrache beaucoup dans les sondages?

Geneviève Tellier, professeure à la faculté des sciences sociales, Université d’Ottawa

Selon l’universitaire, l’impopularité du gouvernement Wynne auprès de l’électorat ontarien pourrait avoir un impact négatif sur la marque libérale fédérale dans la province.

Doug Ford et Kathleen Wynne pendant un débat des chefs la semaine dernière. Doug Ford et Kathleen Wynne pendant un débat des chefs la semaine dernière. Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

« Il y a une ressemblance d’idées, il y a une convergence entre les deux paliers », explique-t-elle. Par exemple, certains proches de Justin Trudeau ont déjà travaillé sous des gouvernements libéraux à Queen’s Park.

Les libéraux provinciaux et fédéraux partagent également bon nombre de militants et de bénévoles, notamment dans la circonscription d’Ottawa-Vanier.

Bien que son chef ait décidé de ne pas s’impliquer, la députée fédérale locale, Mona Fortier, ira prêter main-forte à sa collègue provinciale.

On ne tient rien pour acquis, même à Ottawa-Vanier, même si c’est un bastion libéral. Mais il faut cogner.

Mona Fortier, députée libérale fédérale d’Ottawa-Vanier

Les autres chefs fédéraux présents sur le terrain

Contrairement aux troupes de Kathleen Wynne, les autres partis ontariens pourront compter sur l’appui de leurs cousins fédéraux.

Le chef du NPD fédéral Jagmeet Singh en compagnie de la chef du NPD ontarien, Andrea Horwath, en octobre 2017.Le chef du NPD fédéral Jagmeet Singh en compagnie de la chef du NPD ontarien, Andrea Horwath, en octobre 2017. Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Le chef du NPD, Jagmeet Singh, lui même un ancien député à Queen’s Park, a déjà contribué à la campagne néo-démocrate dans sa province natale.

Dans l’entourage du chef du Parti conservateur du Canada Andrew Scheer, on assure qu’il participera à un événement auprès du chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario Doug Ford, mais la date n’a pas encore été fixée.

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