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Les propriétaires de chalets sinistrés au N.-B. recevront de l’aide financière

Des gens sur un canot près d'une maison inondée vérifient s'il y a toujours quelqu'un à l'intérieur.
Des chalets à Grand Lake ont subi de lourds dommages pendant les inondations. Photo: Radio-Canada / Michel Corriveau
Radio-Canada

Les propriétaires de chalets endommagés lors des inondations printanières au Nouveau-Brunswick sont admissibles à une aide financière du provincial pouvant atteindre 6100 $, annonce le gouvernement Gallant.

L'aide est offerte pour le retrait des débris des propriétés sinistrées et l’analyse gratuite de l’eau potable. Il s’agit aussi d’un allègement d’impôts fonciers et d’une dispense des droits pour jeter des articles endommagés.

Des propriétaires de résidences secondaires ont grandement souffert de ces inondations sans précédent, explique le nouveau ministre de l’Environnement et des Gouvernements locaux, Andrew Harvey.

L’aide financière est aussi offerte pour des raisons de santé et de sécurité, ajoute le ministre Harvey, parce que les propriétés endommagées ne seront plus risquées lorsqu’elles seront restaurées.

Chaque propriétaire sinistré pourra recevoir une somme maximale de 6100 $, précise Andrew Harvey.

Les sinistrés qui veulent faire une demande doivent en premier lieu signaler les dommages au gouvernement en composant le 1-888-298-8555. Un expert en sinistre ira constater les dommages à leur propriété. L'aide financière pourra couvrir le coût des travaux réalisés par les propriétaires eux-mêmes et ceux faits par des professionnels.

Le gouvernement encourage les sinistrés à conserver leurs reçus et à prendre des photos des dommages qu'ils ont subis pour faciliter le traitement de leur réclamation.

Des résidents n'ont pas été indemnisés par le passé

D'autres propriétaires de chalets ailleurs dans la province ont vécu dans le passé des inondations, sans toutefois profiter d'une aide de la province.

C'est entre autres le cas à Charlo, dans le Nord de la province, qui a été durement touchée par une tempête il y a près de huit ans.

Pour profiter du calme de la baie des Chaleurs durant l'été, une centaine de familles possèdent une résidence secondaire à Charlo.

Plusieurs chalets situés dans le secteur est du village ont subi des dégâts en 2010. Alain Arseneault a cru perdre son chalet lors de la fameuse tempête. Si les structures ont sommes toute survécu, les dégâts sur son terrain ont été considérables.

Il a investi plusieurs milliers de dollars pour nettoyer les dégâts et mieux protéger sa propriété. Quand il a entendu parler d'un programme d'aide spécial pour les propriétaires de chalets victimes des inondations des dernières semaines dans le sud de la province, Alain Arseneault s'est dit que c'était un peu comme ouvrir une boîte de Pandorre.

Je comprends ces gens, mais il va falloir qu'ils nous comprennent nous autres aussi parce qu'on vient de la même province là.

Alain Arseneault, propriétaire de résidence secondaire à Charlo

Des mesures pour prévenir de futurs dégâts

Le gouvernement obligera les propriétaires à soumettre des plans comprenant des mesures ou une conception qui réduiront les risques d’inondation à l’avenir. Les propriétaires doivent s’acquitter de cette obligation avant de demander un permis.

La loi sur l’assainissement de l’eau stipule que toute personne qui veut faire des travaux à moins de 30 mètres d’un cours d’eau ou d’une terre humide doit d'abord obtenir un permis, rappelle le ministre Harvey.

Les ruines d'un chalet sur la berge d'un lacLes inondations ont causé d'importants dégâts à des chalets, comme ci-dessus à Grand Lake. Photo : Radio-Canada

Ce n’est pas un programme politique, assure le ministre

Les résidences secondaires ne sont pas admissibles à l’aide fédérale en matière de catastrophe. Certains pourraient voir dans ce programme extraordinaire un moyen de courtiser des électeurs à quelques mois du déclenchement des élections, mais il ne s'agit pas de cela, selon le ministre Andrew Harvey.

« Ce n’est aucunement politique, affirme Andrew Harvey. Ces Néo-Brunswickois et leurs propriétés ont grandement souffert. J’essaie de me mettre à leur place. Je n’ai pas de résidence secondaire, mais si j’en avais une ayant été détruite ou grandement endommagée et qu’il y avait beaucoup de débris sur ma propriété, ça me fendrait le coeur. Nous essayons seulement de faire notre mieux avec une certaine aide pour les propriétés secondaires qui ne sont pas couvertes par l’Accord d’aide financière en cas de catastrophe. »

Andrew Harvey donne une conférence de presseLe ministre de l’Environnement et des Gouvernements locaux, Andrew Harvey, défend la décision de son gouvernement d'offrir de l'aide aux propriétaires de chalets sinistrés. Photo : Radio-Canada

C’est aussi une question de restaurer les berges de lacs et de cours d’eau qui sont présentement encombrées de débris de toute sorte, ce qui est une responsabilité du provincial, ajoute le ministre.

Le ministre Harvey ne peut estimer combien le nouveau programme provincial coûtera aux contribuables, mais il dit qu’environ 2000 propriétés pourraient avoir été touchées par les inondations.

Une mesure électoraliste, selon un politologue

La décision d’offrir ce programme est influencée par l’approche des élections, croit fermement Mario Lévesque, politologue à l’Université Mount Allison.

« Absolument, oui, affirme Mario Lévesque. Pour se débarrasser des articles endommagés ou faire des analyses de l’eau, tous les gouvernements de toutes les provinces au Canada font cela d’habitude. Mais donner plus d’argent au monde, c’est autre chose. On a une élection dans le mois de septembre. Je pense que ça, c’est une grosse chose pour le monde. »

Le gouvernement Gallant subissait des pressions de la part de propriétaires de résidences secondaires qui ont subi les dommages parmi les plus importants pendant les inondations, entre autres dans la région de Grand Lake, au sud-est de Fredericton. Une pétition pour que les critères du Programme d'aide financière en cas de catastrophe soient révisés avait recueilli 5000 noms.

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