•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un partenariat bénéfique pour les travailleurs de Lac-Simon

Juliette Lesbeth-Jérôme
Juliette Lesbeth-Jérôme Photo: Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau
Radio-Canada

Une vingtaine de travailleurs de Lac-Simon ont trouvé un emploi grâce à un partenariat entre leur communauté et la firme spécialisée en ressources humaines Orpair. Depuis janvier 2017, une trentaine de chercheurs d'emploi ont été desservis par le projet d'insertion à l'emploi nommé Orient-Action.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau

Selon le bilan qui a été rendu public mardi, 60 % des bénéficiaires de ce service ont trouvé un emploi après avoir suivi une formation, effectué un stage de quatre semaines en entreprise et profité d'un accompagnement de huit semaines par la suite. Ils étaient âgés de 16 à 63 ans.

Juliette-Lesbeth Jérôme est pour sa part femme de chambre à l'hôtel Forestel de Val-d'Or depuis deux mois grâce à ce programme.

C'est le premier emploi de cette femme de 35 ans.

Ça fait du bien de sortir du milieu dans lequel j'étais. J'avais des problèmes personnels, des problèmes de consommation au début. Ça m'a aidé et, aujourd'hui, je suis sobre.

Juliette Lesbeth Jérôme

Le succès de l'accompagnement

Le projet Orient-Action se réalise avec la collaboration avec la Commission Kijîtowin de Lac-Simon, qui facilite elle aussi la réinsertion à l'emploi des membres de la communauté.

Kijîtowin veut dire « terminer un projet » ou « accomplir un objectif » en algonquin.

« Un jeune qui n'a pas de carte d'identité, nous pouvons le soutenir, explique l'agent d'emploi jeunesse de cette commission, Daniel Pien. Quelqu'un qui n'a pas de permis de conduire, on le paye au complet aussi et on organise des voyages pour le cours de conduite pendant un an. »

Daniel PienDaniel Pien Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Quand les résidents de Lac-Simon dénichent un emploi à Val-d'Or, la commission Kijîtowin planifie aussi leurs transports afin qu'ils puissent se rendre sur le lieu de travail.

La présidente et directrice générale d'Orpair, Josée Gauthier, affirme que ce partenariat plaît aussi aux employeurs qui sont en manque constant de main-d'oeuvre.

On n'échappe pas personne. Tout le monde a sa place dans cette situation de rareté et de pénurie de main-d'oeuvre.

Josée Gauthier

Abitibi–Témiscamingue

Autochtones