•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Québec dépose son projet de loi pour commander de nouveaux wagons de métro à Bombardier

Intérieur d'une rame de métro Azur.
Les wagons de métro Azur sont construits à l'usine de Bombardier à La Pocatière. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le gouvernement Couillard a déposé, mardi, un projet de loi pour éviter que le devancement des commandes du métro de Montréal ne soit contesté devant les tribunaux.

Le gouvernement s'est en effet entendu avec la Ville de Montréal en vue de passer les commandes de rames Azur additionnelles plus tôt que prévu. Or, il fallait aussi un projet de loi pour empêcher que des concurrents ne réclament un nouvel appel d'offres afin de les assembler.

Le projet de loi, qui prolonge le contrat en cours, permettrait d'assurer à moyen terme l'avenir de l'usine Bombardier de La Pocatière, qui assemble déjà ces voitures en vertu du contrat qui se terminera l'automne prochain.

Des licenciements massifs étaient à prévoir en raison du manque de commandes, mais aussi parce que le contrat du Réseau express métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt a été confié à Alstom, qui assemblera les voitures en Inde.

« Ce qu’on veut, c’est offrir un pont aux travailleurs ici pour garder l’expertise en région, a expliqué le ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports, André Fortin, dans un point de presse à l'usine de Bombardier à La Pocatière. Pour le nombre de wagons et le coût final, il y aura négociation entre la Société de transport de Montréal, le gouvernement et le consortium. »

Cette commande risque toutefois de peser lourd sur les finances de la Société de transport de Montréal (STM), qui n'avait pas prévu commander autant de nouveaux wagons à court terme.

« Tout n'est pas encore décidé, a d'ailleurs nuancé mardi midi la mairesse de Montréal, Valérie Plante. On est en train de travailler les détails, et on le sait, le diable est dans les détails. »

« Mais pour moi, le fait de respecter la capacité de payer des Montréalais demeure, a-t-elle ajouté. Et les instances au provincial sont très au courant de nos attentes. Donc, on est confiant, mais tout n'est pas encore réglé. »

La STM a toutefois émis un communiqué en fin de journée, dans lequel elle indique que « le gouvernement a confirmé que cet engagement n'aura aucune conséquence sur le financement des projets en cours ou planifiés dans le cadre du plan d'investissement 2018-2027 de la STM ».

Sans dire combien de wagons seront fournis, elle précise que le « remplacement complet [des voitures MR73] n'étant pas envisageable au court terme, la STM a proposé un scénario alternatif pour remplacer une partie du parc ».

Le scénario retenu assurera donc « une amélioration du service pour les clients, une optimisation des sommes déjà investies dans le maintien des MR73, la protection d'emplois à Montréal et l'absence de travaux aux infrastructures afin d'accueillir les trains », explique la STM.

« Il s'agit donc d'une solution gagnante à tous les niveaux », conclut-elle.

Avec les informations de La Presse canadienne

Politique provinciale

Politique