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Terres agricoles inondées : le Nouveau-Brunswick révise sa mise en garde

Une terre agricole gorgée d'eau après une inondation
Le ministère de la Santé révise la recommandation aux agriculteurs de reporter les semences par crainte que les inondations aient contaminé leurs terres. Photo: CBC/Shane Fowler
CBC

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick revient sur sa mise en garde aux agriculteurs quant aux terres possiblement contaminées par les inondations.

En raison des inondations historiques du printemps, le ministère de la Santé recommandait aux gens qui comptent cultiver des plantes comestibles d’attendre de 30 à 90 jours avant de les semer.

Les autorités ont lancé leur premier avertissement le 9 mai, tandis que les eaux commençaient à se retirer de terres agricoles dans les régions de Fredericton, Maugerville et Sheffield.

Il y avait un risque de contamination microbienne ou chimique, par exemple avec du pétrole, indiquait la médecin-hygiéniste Na-Koshie Lamptey. Il est recommandé dans de tels cas d’attendre de 30 à 90 jours, selon la gravité de la contamination, avait-elle expliqué.

Cependant, en ce qui concerne l’agriculture commerciale, la médecin-hygiéniste en chef Jennifer Russell a ensuite fait entendre que la Santé publique poursuivait les discussions avec le ministère de l’Agriculture et faisait encore des vérifications. Elle a apporté cette précision le 14 mai durant une émission radiophonique de CBC.

Le jour même, le ministère de la Santé a annoncé qu’il se penchait à nouveau sur la recommandation d’attendre de 30 à 90 jours. Il n’y a pas encore de ligne directrice pour les gens, mais le travail se poursuit, a affirmé le porte-parole Paul Bradley.

Les plantes sauvages comestibles sont plus préoccupantes pour le moment, a souligné M. Bradley.

Les autorités provinciales recommandent aux gens de ne pas consommer de plantes sauvages, particulièrement les crosses de fougère, qui ont été en contact avec les eaux des inondations.

Des fermes inondées

La possibilité d’être forcés d’attendre jusqu’à trois mois est très inquiétante pour certains agriculteurs dans les régions qui ont été inondées.

« S’il faut attendre 90 jours, on ne pourra rien semer. Ce ne serait qu’une rotation de terres pour l’an prochain. On pourrait peut-être planter des radis », affirme Gordon Harvey, qui pratique l’agriculture à Maugerville depuis plus de 50 ans.

Gordon Harvey remet aussi en question l’idée qu’il suffirait d’attendre trois mois dans le cas d’une terre contaminée par des produits chimiques. Si ces produits sont toxiques, dit-il, ils seront toujours toxiques trois mois plus tard. Il vaudrait peut-être mieux attendre jusqu’à trois ans, estime l’agriculteur, mais cela dépend du produit chimique en question.

D'après un reportage de Shane Fowler, de CBC

Nouveau-Brunswick

Agro-industrie