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Fin de l’aide psychologique pour l’artificier de l’attentat d’Air India

Un homme à la barbe longue portant un turban photographié devant un mur de béton.
Inderjit Singh Reyat a été reconnu coupable de parjure en 2010 pour avoir menti lors de son témoignage au procès pour l'attentat du vol 182 d'Air India en 1985. Photo: La Presse canadienne / Darryl Dyck
Radio-Canada

Le seul condamné pour l'attentat du vol d'Air India en 1985 n'a plus l'obligation de recevoir de soutien psychologique, indique la Commission des libérations conditionnelles du Canada.

Selon le tribunal administratif, Inderjit Singh Reyat voit cette condition de libération levée parce que l'aide psychologique ne le fait plus progresser.

Inconfortable devant le psychologue

Selon le rapport de la commission, M. Reyat a assisté à toutes les rencontres avec le psychologue, mais montrait un « inconfort général lorsqu’il abordait ses problèmes ».

M. Reyat considérait en outre, précise le rapport, « le fait de “fournir le matériel” pour la fabrication des bombes comme un “acte de gentillesse” » et se montrait prompt à « se déclarer innocent toute mauvaise action ».

Le 23 juin 1985, une bombe dans un Boeing 747 de la compagnie Air India a explosé au-dessus de l'Atlantique, tuant les 329 passagers et membres d'équipage, dont 280 Canadiens.

Remords limités

Toujours selon le rapport, les remords d’Inderjit Singh Reyat semblent limités aux effets que ses actes ont eus sur lui-même et sur sa famille. Il soutient que l’homme n’a toujours pas été capable de « parler d’empathie envers les victimes ».

Il est revenu régulièrement sur les facteurs qui l’ont conduit à s’impliquer dans l’attentat, notamment l’orgueil, la soif d’aider, la naïveté, le manque de clairvoyance et le manque d’attention portée aux conséquences.

En conclusion, la Commission des libérations conditionnelles indique que le soutien psychologique n’a pas aidé M. Reyat à se rendre compte des torts causés aux victimes de l’attentat et ne l’a pas conduit à développer de l’empathie pour elle.

Autres conditions

Parmi les autres conditions de libération en vigueur jusqu’au mois d’août, M. Reyat doit s’abstenir de participer à tout rassemblement politique, d’être en contact avec les victimes ou d’être en contact avec toute personne impliquée dans un acte criminel ou soutenant des « positions extrémistes ».

Il n’a pas non plus le droit de posséder de matériel pouvant servir à la fabrication de bombes.

Inderjit Singh Reyat avait été condamné à sept ans de prison en 2010 pour s’être parjuré à plusieurs reprises dans son témoignage sur les attentats.

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