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Plus de barrières anti-suicide sur les ponts de Toronto

Mark Henick
Mark Henick Photo: Radio-Canada / Lauren Pelley/CBC News
Radio-Canada

En une décennie, 125 personnes se sont donné la mort sur les ponts de la ville. Toronto veut donc en faire davantage pour la prévention du suicide à ces endroits.

Mark Henick a songé au suicide lui aussi. C'était en 2002 dans la ville portuaire de Sydney, en Nouvelle-Écosse.

Sur le bord d'un viaduc, Mark Henick a longuement hésité. Il était adolescent et aux prises avec la dépression. Ce n'était pas la première fois qu'il avait des pensées suicidaires et avait déjà tenté de mettre fin à ses jours les années précédentes.

Et cette nuit-là sur le pont, il n'y avait aucune barrière pour l'empêcher de sauter.

« Je serai mort ce soir-là si une personne ne m'avait pas retenu et sauvé la vie », dit-il.

Aujourd'hui, M. Henick est installé à Toronto où il est devenu un défenseur de la santé mentale.

Il pense que la prévention du suicide passe notamment par l'installation de barrières anti-suicide sur les ponts.

La proposition de placer ces obstacles a été approuvée par le comité exécutif au conseil municipal lundi.

Sur le panneau il est écrit : centre de détresse, nous écoutons 24 h sur 24. Est ensuite écrit le numéro de téléphone où appeler à l'aide.Sur le panneau il est écrit : centre de détresse, nous écoutons 24 h sur 24. Est ensuite écrit le numéro de téléphone où appeler à l'aide. Photo : Radio-Canada / Lauren Pelley/CBC News

10 suicides par année

Entre 2004 et 2015, il y a eu 125 suicides sur les ponts de Toronto selon un rapport de la ville, ce qui équivaut à une moyenne de 10 par année.

Les recherches montrent toutefois une baisse de 93 % de ces décès sur les ponts à la suite de la mise en place de barrières ou d'autres obstacles.

C'est le cas pour le viaduc Prince Eward de Toronto, ainsi que le viaduc de Bloor, qui relie la rue Bloor est à l'avenue Danforth. Avant la construction de barrières anti-suicide à ces endroits en 2004, il y avait environ neuf suicides chaque année depuis deux décennies.

Depuis, il y a eu un seul suicide sur ce pont, sans qu'il y ait eu pour autant une augmentation des suicides sur les autres ponts de la ville.

 Prince Edward Viaduct Prince Edward Viaduct Photo : Radio-Canada / Lauren Pelley/CBC News

Plus de barrières d'ici 2019

Avec ces résultats en tête, le département des services de transport de la ville prévoit examiner la faisabilité de mettre en place des obstacles dans plus de lieux à Toronto. D'autres méthodes sont aussi envisagées pour la prévention du suicide, comme des téléphones pour appeler en cas de crise ou des panneaux de signalisation.

Ce travail devrait débuter l'année prochaine, selon Kate Bassil, la directrice adjointe intérimaire à la santé publique de Toronto. Elle n'a toutefois pas dit quels ponts de la ville seraient ciblés.

Selon le rapport de son équipe, les évaluations sur la faisabilité de mener à bien ce projet pourraient coûter à elles seules entre 1 et 2 millions de dollars.

Le maire John Tory a rappelé que « les ressources publiques ne sont pas illimitées », tout en exprimant son appui à ce rapport de révision.

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