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14 jours pour adopter la réforme des normes du travail

La ministre du Travail, Dominique Vien

La ministre responsable du Travail au Québec, Dominique Vien, a déposé le 20 mars 2018 son projet pour moderniser les normes du travail.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Les consultations sur le volumineux projet de loi visant à moderniser les normes du travail débutent mardi à l'Assemblée nationale. Pourtant, près de deux mois se sont écoulés depuis son dépôt en Chambre par la ministre Dominique Vien.

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

Ce sera maintenant une course contre la montre pour adopter cette réforme, puisqu’il reste 14 jours de travaux parlementaires avant la fin de la session, à la mi-juin.

Les modifications aux normes du travail – qui pourraient coûter jusqu’à 700 millions de dollars annuellement – visent d’abord, fait valoir le gouvernement libéral, à favoriser la conciliation travail-famille.

Trois ans après son embauche, un salarié pourra désormais obtenir une troisième semaine de vacances annuelles payées. Le nombre de semaines d’absence autorisée pour aider un proche dans le besoin sera augmenté; jusqu’à 27 semaines pourraient ainsi être permises. Les clauses de disparité de traitement, ou « orphelines », dans une même entreprise seront dorénavant interdites.

D’autres mesures sont aussi prévues pour encadrer le harcèlement psychologique au travail et limiter le nombre d’heures supplémentaires obligatoires.

Encadrement « insuffisant » pour les agences de placement

Le projet de loi 176 prévoit également que les agences de placement de personnel et de travailleurs étrangers temporaires détiennent un permis et respectent une certaine réglementation, sous peine de sanction pénale. Les entreprises clientes de ces agences seront coresponsables.

« En ce moment, ce projet de loi ne fait qu’encadrer le fonctionnement des agences », déplore toutefois le député de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

« Il n’y a pas de mesures pour réduire la précarité ou décourager les entreprises de faire affaire avec des agences de placement », poursuit-il.

Gabriel Nadeau-Dubois

Québec solidaire croit faire des gains lors des prochaines élections.

Photo : Radio-Canada

M. Nadeau-Dubois sera accompagné mardi de représentants de travailleurs de telles agences à l’occasion d’un point de presse à l’Assemblée nationale. Il dénoncera une « utilisation généralisée » de ces organisations intermédiaires.

Ces agences de location de travailleurs deviennent, comme chez Dollarama ou Lise Watier, des modèles d’affaires en soi.

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire

Pour mettre un frein à cette façon de faire, Québec solidaire proposera une obligation d’embauche de l’employé issu d’une agence par l’entreprise où il travaille après un certain nombre de mois.

Mais le temps presse. Gabriel Nadeau-Dubois estime d’ailleurs que « le risque est grand que ce projet de loi timide » ne soit pas adopté avant la fin de la session.

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