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Le lock-out à l'UQTR inquiète de futures sages-femmes pour le Bas-Saint-Laurent

Une sage-femme examine une femme enceinte.
Une sage-femme examine une femme enceinte Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le lock-out des professeurs à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) pourrait retarder l'arrivée de deux sages-femmes au Bas-Saint-Laurent.

Un texte d’Ariane Perron Langlois

L'UQTR est la seule université qui offre le baccalauréat en pratique sage-femme au Québec. En raison du lock-out décrété le 2 mai, les stages sont suspendus et des évaluations ne peuvent pas être finalisées, ce qui empêche 28 personnes de recevoir leur diplôme, puis leur permis de pratique délivré par l’Ordre des sages-femmes du Québec.

Au Bas-Saint-Laurent, deux finissants sont attendus cette année. Le premier homme sage-femme du Québec, Louis Maltais, doit entrer en poste à Mont-Joli le 12 juin prochain. De plus, des discussions sont en cours avec une autre finissante pour qu’elle se joigne à l’équipe du KRTB.

La responsable des services sage-femme du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent, Chantal Lavallée, soutient qu’il est encore trop tôt pour savoir si le conflit de travail aura bel et bien des impacts dans la région.

« C’est préoccupant, parce qu’on est quand même déjà une petite équipe, mais il y a d’autres sages-femmes présentes. Est-ce que ce sera de répartir la clientèle? Il faut en discuter en équipe. On a vraiment la clientèle à cœur et les femmes aussi ont leur service sage-femme à cœur », affirme Mme Lavallée.

De son côté, Louis Maltais affirme que la situation actuelle est frustrante, mais il ne remet pas en question sa volonté de travailler au Bas-Saint-Laurent au cours des prochains mois.

Je me sens triste pour ces femmes-là et je reste dans l’espoir, mais il reste que ça les met aussi dans un climat d’incertitude.

Louis Maltais, finissant au baccalauréat en pratique sage-femme
Louis Maltais deviendra le premier homme sage-femme au Québec.Louis Maltais deviendra le premier homme sage-femme au Québec. Photo : Radio-Canada

Pénurie de sages-femmes

La présidente du Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ), Mounia Amine, rappelle que ce conflit de travail à l'UQTR survient dans un contexte où la quasi-totalité des maisons de naissance connait une pénurie de sages-femmes.

Elle affirme que toutes les finissantes cette année avaient déjà des contrats de travail qui devaient commencer au cours des prochaines semaines. Plusieurs établissements comptent sur ces relèves en prévision des vacances estivales.

La réalité, c’est que sur le terrain, c’est qu’il manque déjà de ressources dans plusieurs équipes, et que des clientèles ont été attribuées en prévision de l’embauche de ces personnes-là.

Mounia Amine, présidente du Regroupement Les Sages-femmes du Québec

Le RSFQ reconnaît qu’il est difficile d’estimer le nombre de femmes qui seraient touchées advenant une prolongation du conflit de travail.

L’Ordre des sages-femmes du Québec indique qu’il doit attendre de recevoir la confirmation que les finissants ont réussi leur programme d’études avant de leur octroyer un permis de pratique. Sa présidente assure que tout sera mis en œuvre pour émettre ces permis le plus rapidement possible, dès que les résultats finaux des étudiants seront disponibles.

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