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Québec prêt à prélever les impôts fédéraux, comme le propose le chef conservateur

Une femme remplit une déclaration de revenus à l'aide d'une calculatrice.

Philippe Couillard se dit prêt pour une déclaration unique, à condition que le tout soit administré au Québec et que la province conserve son entière marge de manoeuvre fiscale.

Photo : iStock

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre Philippe Couillard a ainsi accueilli favorablement lundi la proposition du Parti conservateur (PCC) d'Andrew Scheer, qui veut instaurer une seule déclaration de revenus au Québec s'il forme le gouvernement, plutôt que les deux que les contribuables québécois doivent compléter actuellement.

Cet engagement du PCC fait partie d'une offensive de séduction visant les Québécois et lancée au dernier conseil général, à Saint-Hyacinthe, la fin de semaine dernière.

En point de presse lundi après-midi, M. Couillard a affirmé que le Québec était tout à fait en mesure de prélever les impôts fédéraux.

« Pour simplifier la vie des citoyens, on serait d'accord avec ça, a-t-il déclaré, en marge d'une activité à la Chambre de commerce de Québec. Il n'y a aucune raison pour laquelle on ne serait pas capables de le faire. »

Le Québec dispose en effet de sa propre agence du revenu, comme Ottawa.

M. Couillard a toutefois imposé deux conditions: que le tout soit administré au Québec et que le Québec conserve son entière marge de manœuvre fiscale.

« On ne veut pas se retrouver dans une situation où le Québec serait accroché au choix du fédéral et dépendrait des choix du fédéral pour décider de sa fiscalité », a-t-il précisé.

Au bureau du ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, on a en quelque sorte renvoyé la balle dans le camp de Québec.

« Si le gouvernement du Québec nous demandait d'étudier la question, nous serions prêts à étudier la chose », a indiqué lundi soir Daniel Lauzon, directeur des communications du ministre.

Pas de garantie d'adoption au national

Le Parti conservateur ne peut garantir que la résolution adoptée samedi en conseil général par les militants du Québec se rende sur le plancher du congrès national de Halifax, car elle ne figurait pas parmi les trois qui ont obtenu les pourcentages de vote les plus élevés.

Les militants ont entériné à plus forte majorité celles d'élever au rang d'agent du Parlement le poste d'ombudsman fédéral des victimes, de renégocier l'Entente sur les tiers pays sûrs et d'améliorer la délivrance de permis de travail pour faciliter l'intégration des immigrants.

« Ces trois résolutions sont celles que les membres ont choisi de mettre dans le top trois, elles ont pratiquement reçu 100 % des votes. Elles ont un fast track [procédure accélérée] pour se rendre à Halifax », a expliqué lundi dans un courriel Catherine Major, porte-parole du parti.

Celle prévoyant l'implantation d'une déclaration de revenus unique au Québec a elle aussi obtenu un fort appui (89 %). Elle est arrivée en 15e position sur 20 en termes de popularité, selon ce qu'a précisé Mme Major.

Même si elle n'a pas obtenu le même laissez-passer que les trois autres, elle « a 99,9 % de chances » d'être discutée et mise aux voix lors du congrès national des conservateurs, qui se tiendra du 23 au 25 août à Halifax, a soutenu la porte-parole.

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