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Gisèle Yarbrough revenir où tout a commencé

Une photo de Gisèle Yarbrough et de sa mère, Hélène Marchildon dans leur maison près de Zenon Park

Gisèle Yarbrough et sa mère, Hélène Marchildon dans leur maison près de Zenon Park

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

Radio-Canada

Parfois Gisèle Yarbrough se demande si le livre de sa vie est un rêve. Après avoir vécu près de 40 ans aux États-Unis, aussi loin qu'en Caroline du Nord, au Texas, en Floride et dans l'état de l'Illinois elle est maintenant de retour aux sources, aux côtés de sa mère, dans son village natal de Zenon Park.

Un reportage de la Fureteuse fransaskoise Nicole Lavergne-Smith

De retour à Zenon Park

Jeune, étudiante, prête à découvrir le monde, Gisèle Yarbrough a quitté Zenon Park à l'âge de 18 ans.

C’est à Ottawa, pendant un cours de sérigraphie qu’elle est tombée profondément amoureuse de son professeur, Ira Yarbrough.

Un amour fort et spontané

Le couple s’est marié en 1978 et a vécu un peu partout aux États-Unis, notamment près de 20 ans en Illinois où Gisèle était la directrice d’un centre d’apprentissage.

Une photo d'Ira et Gisèle YarbroughAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ira et Gisèle Yarbrough dans un jardin

Photo : Radio-Canada / Gisèle Yarbrough

Perdre ses deux amours

Gisèle caressait le rêve de revenir vivre un jour, dans sa communauté natale de Zenon Park avec son époux. Le couple avait même acheté la maison voisine de celle de ses parents sur la ferme familiale Marchildon.

Mais le destin en a décidé autrement.

Avant que le couple ait l'occasion de réaliser son rêve, Gisèle perd Ira l'amour sa vie.

Sa soeur, Solange, est avec elle aux États-Unis pour l’aider à préparer les funérailles de son mari, quand elle reçoit un appel bouleversant. Son papa, Léon Marchildon, vient de mourir.

« Ce n’était pas croyable on était comme dans une transe, en fait c’est l’émotion. On était comme sur une autre planète » elle dit qu’elle oublie encore des aspects de cette période.

Le prochain chapitre

Sans les deux hommes de sa vie, c’est comme si le prochain chapitre de sa vie était déjà écrit.

Après près de 40 ans d'absence, elle décide de revenir vivre chez sa mère.

Gisèle se retrouve face à face avec son passé qui ne ressemble plus à ce qu’elle a connu. Elle admet qu’elle est américanisée. Qu’il faut qu’elle se réhabitue à la culture de Zenon Park. Elle réalise qu’il y a beaucoup moins de vie au village que dans son enfance.

Je dois accepter la communauté telle qu’elle est au lieu d’essayer de retrouver ce qu’elle était

Gisèle Yarbrough, résidente de Zenon Park

Gisèle a renoué avec des amies d’enfance. Ses anciennes amies, elles, ont fait des effort pour l’intégrer dans des activités comme des randonnées à ski, des cafés et des soupers.

Une photo de Jeannine Chapman, l'amie de Gisèle. Elles font souvent du ski ensemble. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jeannine Chapman, l'amie de Gisèle. Elles font souvent du ski ensemble.

Photo : Gisèle Yarbrough

Une photo de Suzanne Thesen et Gisèle Yarbrough, des amies d'enfance. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Suzanne Thesen et Gisèle Yarbrough, des amies d'enfance.

Photo : Gisèle Yarbrough

Gisèle Yarbrough apprend aussi à connaître les nouvelles générations, ses nièces et ses neveux maintenant devenus des adultes avec leurs propres familles. « Vraiment je ne peux pas demander mieux. Je n’aurais pas ça aux États-Unis. Je me compte très chanceuse, mais il faut dire que ç’a été un moyen carême pour me rendre ici, » conclut-elle.

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