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Lock-out à l'UQTR : la CAQ réclame une loi spéciale

Le président du conseil d'administration de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Robert Ricard, et le recteur de l'Université, Daniel McMahon.
Le président du conseil d'administration de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Robert Ricard, et le recteur de l'Université, Daniel McMahon Photo: Radio-Canada / Yoann Denece

L'aile parlementaire de la Coalition avenir Québec (CAQ) réclame le dépôt d'une loi spéciale dans le dossier du lock-out à l'UQTR si le conflit de travail ne se règle pas dans les 24 prochaines heures.

Le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, pourrait demander mardi après-midi au gouvernement libéral de déposer un projet de loi spéciale pour forcer la levée du lock-out des professeurs.

« C'est absolument inconcevable que ce soient les étudiants qui écopent le plus de ce lock-out », a déclaré Donald Martel. « Nous pouvons comprendre leur colère devant ce conflit qui perdure et qui affecte leur parcours scolaire. »

La direction de l'UQTR maintient le lock-out

La direction de l'Université du Québec à Trois-Rivières(UQTR) a annoncé lundi matin qu'elle compte maintenir le lock-out.

Le recteur Daniel McMahon et le président du conseil d'administration, Robert Ricard, ont renvoyé la balle au syndicat, en indiquant qu'ils lèveraient le lock-out seulement si le syndicat des professeurs acceptait certaines conditions.

Le conseil d'administration a par ailleurs réitéré lundi en point de presse son appui au recteur et à son équipe de direction. « Le C. A. a donné les balises nécessaires pour la levée du lock-out », a indiqué M. Ricard en point de presse.

Rappelons que la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, avait lancé un ultimatum à l'Université, exigeant la levée du lock-out d'ici 48 heures. Cet échéancier se terminait dimanche après-midi.

« Après avoir reçu une proposition du syndicat encore ce matin, j'ai acheminé, il y a quelques minutes, au président du syndicat une proposition conforme à la volonté du conseil qui aurait pour effet de lever le lock-out. J'ai ainsi offert à  M. Biskri la clé permettant de lever le lock-out », a affirmé dans une brève conférence de presse le recteur de l'UQTR. 

La ministre David et les étudiants déçus

La ministre Hélène David a réagi pour la première fois, lundi après-midi, au non-respect de l'ultimatum qu'elle avait lancé à l'UQTR pour la levée du lock-out.

Se disant « extrêmement déçue », la ministre de l'Enseignement supérieur a toutefois déclaré que « plusieurs développements sont survenus au cours des dernières heures » et que l'UQTR et le syndicat des professeurs tiennent respectivement des rencontres.

La ministre David a aussi exprimé son souhait que les deux parties demandent un arbitrage volontaire, s'ils n'arrivaient pas à une entente.

L'Association générale des étudiants de l'UQTR s'est elle aussi dite déçue du maintien du lock-out et de la position de la direction.

« Ça peut être qualifié d'un moyen de pression que de renvoyer la balle dans le camp des professeurs. Ce n'est pas une levée de lock-out à laquelle on vient d'assister », a réagi le président de l'association étudiante, Frédéric Thibault.

La direction a indiqué qu'elle ne répondra à aucune question aujourd'hui.

Réinvestissement à venir

Selon des renseignements obtenus par Radio-Canada, l’UQTR sort grande gagnante de la nouvelle politique de financement des universités avec un réinvestissement récurrent à terme en 2022 de plus de 18 M$, soit une augmentation de 15,8 %, passant d’un financement de base de 114,2 M$ à 132,4 M$.

En 2018-2019, la nouvelle politique prévoit plus de 6,9 M$ en réinvestissement pour l'UQTR, auxquels s'ajoute une prime à la signature de la nouvelle politique de 1,5 M$, pour un total en 2018-2019 de 8,4 M$ d’argent frais pour l'Université.

Le ministère de l’Enseignement supérieur offre aussi de prolonger de trois ans l’étalement du plan de redressement, ce qui donnera huit ans, au lieu de cinq ans, à l'Université pour rétablir l'équilibre budgétaire.

Mauricie et Centre du Québec

Éducation