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Planches à pagaie en bois : de biologiste à artisan

Simon Laflamme a développé des planches à pagaie en cèdre blanc du Québec.

Simon Laflamme a développé des planches à pagaie en cèdre blanc du Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Chaque année, Simon Laflamme attend impatiemment le moment où il pourra s'amuser sur les plans d'eau, bien installé sur une planche à pagaie. Cette année, il se promènera sur une toute nouvelle planche, en bois, un produit qu'il a lui-même fabriqué.

Je cherchais une planche que moi, je voulais utiliser.

Simon Laflamme, entrepreneur

Incapable de dénicher la planche parfaite à ses yeux, Simon Laflamme décide de la construire. Après des mois de développement, il réussi à créer une planche à pagaie en bois.

« J'ai adapté la technique des planches de surf en bois aux planches à pagaie. Les planches que je fabrique sont uniques de par leur construction, mais aussi parce qu'elles sont en cèdre blanc du Québec », explique le biologiste de formation devenu entrepreneur.

Simon Laflamme a développé des planches à pagaie en cèdre blanc du Québec.

Simon Laflamme a développé des planches à pagaie en cèdre blanc du Québec.

Photo : Radio-Canada

Satisfait du produit, il décide de lancer son entreprise, Sur l'eau, pour produire des planches à pagaie personnalisées et écoresponsables.

« En étudiant les méthodes de fabrication des planches standards, je me suis rendu compte que le polystyrène et l'époxy, ce sont des produits avec lesquels tu n'as pas le goût de travailler. Tous les sous-produits de fabrication sont toxiques autant pour toi que pour l'environnement », ajoute celui qui habite Bécancour.

Les planches de Simon Laflamme ont retenu l'attention du Centre local de développement (CLD) de la municipalité.

On a fait des recherches. On ne s'est pas lancé là-dedans la tête baissée. C'est un marché qui est possible à atteindre étant donné, qu'au Québec, il est le seul qui fait ce genre de produit pour aller sur l'eau.

Yves Boisvert, analyste financier au Centre local de développement de Bécancour

L'ambition de Simon demeure modeste. Il ne souhaite pas exporter, ni produire à grande échelles ses planches, du moins à court terme. Pour l'instant, il vise la fabrication d'une trentaine de planches par année.

« J'espère qu'un jour ça va me prendre 80 h de travail. C'est ma cible, mais pour l'instant ça tourne entre 80 et 100 h de travail », lance-t-il.

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