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Monique Richard se lance en solo sur le mont Logan

Des artistes réaliseront des sculptures à même des blocs découpés dans la glace de la rivière Rouge.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À 5959 mètres d'altitude, le mont Logan, au Yukon, est le plus haut sommet au Canada et sera la première ascension en solo pour l'alpiniste québécoise Monique Richard.

L'alpiniste accomplie a déjà réalisé l'ascension des sept sommets les plus hauts du monde, dont le mont Everest en 2012, mais il s'agira de sa première ascension en solo. Si elle réussit l'exploit, Monique Richard serait la première femme à atteindre ce sommet toute seule. « J'ai fait les sept plus hauts sommets, mais je serais tellement fière de faire le plus haut sommet de mon pays. »

« Le mot qui me vient, c'est "libre". C'est ma première motivation, de vivre cette expérience en toute liberté. [...] Pas de comptes à rendre. »

— Une citation de  Monique Richard, alpiniste
Monique Richard à Whitehorse.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Monique Richard se sent prête à entreprendre son expédition solo sur le mont Logan, « mais c'est la montagne qui va décider si finalement je suis capable ou pas capable ».

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Prête pour un solo

L'an dernier, Monique Richard, accompagnée d'un autre alpiniste, a dû redescendre du mont Logan à 12 heures du sommet pour des raisons de sécurité. Une expérience qui l'a déçue et motivée à se lancer dans cette nouvelle aventure seule.

« J'ai vu que, oui, je pense que je pourrais être capable. Évidemment, avec les risques que ça comporte, je me suis quand même préparée, mais c'est la montagne qui va décider. »

— Une citation de  Monique Richard, alpiniste

Une ascension seule signifie toutefois une logistique importante, puisque le matériel ne peut être réparti entre plusieurs participants de l'expédition.

« [L'équipement] va être très lourd. Je vais tenter de faire une acclimatation un peu plus lente au début. Aller porter des choses, par exemple, du camp de base au camp 1 et revenir au camp de base. C'est un peu ma stratégie. Après le camp 3, j'ai l'intention d'y aller très léger, avec juste mon bivouac. »

Crevasses, tempêtes et brouillard

La moitié seulement de la cinquantaine d'alpinistes qui, chaque année, tentent l'aventure atteignent le sommet.

Bien que l'ascension du mont Logan ne soit pas considérée comme très difficile sur le plan technique, la montagne comporte de nombreux défis particuliers. Le mont est isolé et peu fréquenté, comparativement à d'autres sommets du monde. Par ailleurs, les températures peuvent atteindre les -40 degrés même à ce moment de l'année, et les tempêtes y sont inévitables. « Il y a 300 jours de tempête par année », affirme la Québécoise, qui reste prudente.

Monique Richard tentera de devenir la première femme à gravir le mont Logan en solo. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Monique Richard

Photo :  Facebook / Monique Richard Alpiniste / Monique Richard

Mais ce que Monique Richard craint le plus, c'est le brouillard. « Je ne vais pas insister s'il y a un brouillard. Même si j'ai un GPS et une boussole, je ne vais pas insister. Je sors mon bivouac et j'attends. C'est ma stratégie. Je ne veux pas prendre de risques. »

Pour les crevasses, Monique Richard s'est munie de bâtons avec des piolets intégrés. Elle a par ailleurs apporté cette année des skis plutôt que des raquettes qui, l'an dernier, l'ont ralentie.

L'alpiniste pourra à tout le moins profiter de la lumière permanente dont bénéficie le Grand Nord à cette période de l'année.

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