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Le Montréalais Kevin Tierney, producteur de Bon cop, bad cop, meurt à 67 ans

Le producteur Kevin Tierney prend la pose devant des photographes après avoir remporté le prix du meilleur film pour «Bon cop, bad cop» à la cérémonie des prix Génie, à Toronto, en 2007.

Le producteur Kevin Tierney

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le scénariste et producteur montréalais Kevin Tierney, connu pour avoir coécrit et produit Bon cop, bad cop – plus grand succès de l'histoire du cinéma canadien –, est mort samedi à l'âge de 67 ans.

Il s’est éteint aux petites heures du matin, entouré de sa famille, a indiqué son fils, Jacob Tierney, sur les réseaux sociaux.

« Mon père, l’incroyable Kevin Tierney, nous a quittés ce matin à 4 h 15, a-t-il écrit dans une publication Instagram. Ma sœur, ma mère et moi étions tous là. »

Un message sur la page Facebook du réalisateur affirme qu'il est mort au terme d'une longue lutte contre le cancer.

L’homme avait remporté le prix Génie (aujourd'hui prix Écrans canadiens) du meilleur film pour Bon cop, bad cop, mettant en vedette Patrick Huard et Colm Feore, sorti en 2006.

Le long métrage raconte l'histoire de deux enquêteurs, un Ontarien anglophone et un Québecois francophone, qui, réticents, doivent collaborer pour résoudre une affaire de meurtre.

Les dialogues sont écrits en français et en anglais et le film aborde de manière humoristique les différences culturelles entre les deux hommes.

« Quand j'ai entendu la prémisse pour la première fois de la bouche de Patrick Huard, ma première réaction a été : "Comment se fait-il qu'on a pas déjà fait ce film?" », se souvenait Tierney, lors d'une entrevue avec un journaliste de CBC en 2010.

On a pu apercevoir son nom au générique des téléfilms Choice: The Henry Morgentaler Story (2003), un récit axé sur la vie du docteur qui s'est battu pour le droit à l'avortement au pays (et pour lequel il était coproducteur exécutif), et One Dead Indian (2006), film qu'il a produit au sujet de la mort violente d'un Autochtone durant un conflit autour d'un territoire ancestral des Ojibwés, en Ontario.

Kevin Tierney a également signé la production de The Trotsky (Le Trotski), réalisé par son fils Jacob. Ce film raconte l'histoire d'un élève du secondaire montréalais qui a soif de révolution. Il a lui-même réalisé son premier film, French Immersion, en 2011.

Jusqu'à tout récemment, il écrivait des chroniques pour le quotidien The Gazette.

En octobre dernier, il avait vigoureusement critiqué l'entente que le gouvernement fédéral avait conclue avec Netflix dans les pages du journal anglophone montréalais.

Tierney est né en 1950 et a grandi sur la Rive-Sud, à Saint-Hubert, ville fusionnée de Longueuil. Il a étudié aux universités McGill et Concordia et a enseigné l'anglais à l'étranger avant de se consacrer au cinéma.

Avec les informations de CBC, et La Presse canadienne

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