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Le travail flexible offrirait de meilleurs emplois et salaires aux mères

Une fillette s'amuse alors que sa maman travaille.

Une étude de l'Université de la Colombie-Britannique conclut que les mères gagnent moins que les femmes sans enfants, car elles ne sont pas embauchées par des compagnies très payantes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une étude de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) conclut que l'assouplissement des conditions de travail, dont les heures flexibles ou le travail à domicile, est un facteur important pour réduire l'écart salarial entre les femmes avec ou sans enfants.

Un texte de Dominique Lévesque

Les chercheurs ont noté que des heures de travail flexibles réduisaient l’écart salarial entre les femmes qui ont des enfants et celles qui n'en ont pas de 68 %. La possibilité de travailler à la maison amène cette proportion à 58 %.

La flexibilité des conditions de travail a surtout bénéficié aux mères en diminuant les obstacles reliés à des emplois très payants, selon les chercheurs. « Selon nos observations, lorsque compagnies peuvent offrir un régime de travail flexible, ils ont moins de réticences à embaucher des mères », explique Sylvia Fuller, l'auteure principale de l’étude.

La flexibilité [du travail] permet aux mères de bien faire leur travail et diminue les inquiétudes de l’employeur par rapport à leur capacité de le faire.

Sylvia Fuller, auteure principale de l’étude

Niveau d'éducation

C'est pour les femmes ayant des diplômes d'études supérieures que les conditions de travail plus souples ont le plus grand effet. Sans heures flexibles, ces mères gagnent 7 % de moins que des femmes sans enfants.

Les auteurs de l'étude concluent que cela met en lumière l'importance pour les employeurs d'examiner leurs critères d'embauche et de s'assurer qu'il ne font pas preuve de discrimination envers les mères et envisagent d'offrir des régimes de travail souples.

La flexibilité n'est pas toujours possible, mais elle est profitable pour les entreprises pour leur permettre d'attirer et de retenir des employées de qualité.

Sylvia Fuller, auteure principale de l’étude

L’étude a été publiée dans le journal Work and Occupations. Les chercheurs de l'UBC se sont basés sur des données de Statistique Canada recueillies entre 1999 et 2005. L’échantillon portait sur le travail, les conditions de travail et la rémunération de 20 879  femmes, dont 58 % avaient des enfants.

Colombie-Britannique et Yukon

Emploi