•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La barrière de langue discutée devant la commission Viens

Un cahier pour apprendre l'innu.

Un cahier pour apprendre l'innu.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon Lalancette

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'intervenante psychosociale Linda Belzil a présenté vendredi les enjeux liés à l'accès à certains services publics pour les Autochtones. La langue demeure une barrière importante, selon elle.

Un texte d’Alix-Anne Turcotti

Devant la commission Viens, Linda Belzil, qui a travaillé pendant plusieurs années pour les services sociaux autochtones de la Côte-Nord, a raconté que les Autochtones n’avaient pas systématiquement accès à des services d’interprète en langue innue, particulièrement dans le milieu hospitalier.

Selon elle, ces services de traduction sont systématiques dans les tribunaux.

Linda Belzil, intervenante psychosociale, témoigne devant la commission Viens.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Linda Belzil, intervenante psychosociale, témoigne devant la Commission Viens.

Photo : Radio-Canada

La témoin a expliqué que les Autochtones, même s'ils en ressentent le besoin, n'oseront pas nécessairement demander ce service.

On leur a interdit pendant des années de parler leur langue. Ils n’osent pas dire qu’ils ne comprennent pas le français.

Linda Belzil, témoin à la commission Viens

Les problèmes de compréhension ont des conséquences sur l'efficacité des traitements médicaux, soutient-elle.

Linda Belzil a aussi présenté les enjeux de l'accès à certains services publics pour les Autochtones qui vivent à l'extérieur de leur communauté.

Souvent, les Innus sont redirigés vers les services de santé de leur communauté, alors qu'ils devraient utiliser les services généraux, résume-t-elle. « Il y a des services qui sont exclusivement réservés pour les gens de Uashat. Donc, on retourne ces gens-là en leur disant : vous devez retourner vers les services de la province. »

Linda Belzil dénonce également que des préjugés envers les Autochtones persistent dans le milieu médical.

Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, a aussi témoigné devant la commission Viens. Il espère que les échanges qui ont lieu en ce moment à Maliotenam apporteront de vraies améliorations pour la qualité de vie des Autochtones et des Premières Nations.

« C'est bien de faire une commission, il y a déjà eu des commissions, il y en a eu de toutes sortes, mais encore, il y a eu toutes sortes de recommandations, ça ne peut pas et ça ne doit pas demeurer quelque chose dans un livre quelque part, en attendant la prochaine commission », a-t-il conclu.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !