•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un conseil scolaire s’oppose à un nouveau centre d'injection supervisée à London

Un homme montre une trousse d'injection. Elle comprend une seringue, un ruban élastique et des compresses d'alcool.

Une trousse de drogues fournie dans un centre d'injection supervisée

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Radio-Canada

Selon le conseil scolaire public anglais Thames Valley, le lieu proposé pour la création du centre sur la rue York, à London, se trouve trop près de l'école secondaire H.-B.-Beal.

L’idéal pour le conseil scolaire public du sud-ouest de l’Ontario serait que les centres d'injection supervisée soient au moins à 300 m des écoles, comme c’est le cas pour les magasins qui vendent de l’alcool, les comptoirs de vente de marijuana et les cliniques de méthadone.

Nous ne sommes pas opposés à des centres d'injection supervisée, mais nous préférons qu’ils ne soient pas adjacents ou trop près de nos écoles.

Paul Sydor, superintendant du Conseil scolaire public Thames Valley

Pour M. Sydor, ce n’est pas tant le concept des centres d’injection supervisée où les utilisateurs sont en sécurité et supervisés qui est problématique, mais plutôt le fait que l’endroit proposé soit si près de la cour d’école et du terrain d’entraînement des élèves.

Il y a déjà une clinique de méthadone sur la rue Dundas, en face de l’école secondaire H.-B.-Beal, et le Conseil préférerait qu’elle ne soit pas là.

Le site serait un endroit sécuritaire et propre

Chris Mackie, le directeur du Bureau de la santé publique de Middlesex-London dit que l’opposition à de tels centres dans les quartiers vient d’une incompréhension de l’impact favorable qu’ils peuvent avoir.

Selon lui, les gens qui ont recours à ce genre de services le font par souci de sécurité, et ne consommeront pas de drogues dans la rue ou devant les élèves.

M. Mackie invite les parents et les membres du Conseil qui sont inquiets à aller faire un tour au centre temporaire d'injection supervisée.

Un homme parle aux journalistes debout à un lutrin.

Le directeur du Bureau de la santé publique de Middlesex-London, Chris Mackie, lors d'un point de presse mercredi.

Photo : Radio-Canada / Travis Dolynny/CBC News

Ce qu’ils verront, c’est une clinique propre et professionnelle qui en fait beaucoup pour améliorer le quartier dans lequel elle se trouve, et nous nous attendons à la même chose des centres d'injection supervisée.

Chris Mackie, le directeur du Bureau de la santé publique de Middlesex-London

Le lieu a été proposé à moins de 300 m de l’école secondaire H.-B.-Beal parce qu’il n’y aura pas de distribution de drogue ou d’alcool sur place.

Prochaines étapes

Leif Maitland, planificateur à la Ville de London, affirme que le Comité de la planification et de l'environnement de la Ville va examiner lundi une nouvelle politique pour encadrer les centres d'injection supervisée.

Selon M. Maitland, le Bureau de santé de Middlesex-London étudie deux emplacements possibles pour créer des centres d'injection supervisée : un sur la rue Simcoe, et l'autre sur la rue York.

La réunion du comité servira aussi à recueillir l'avis du public sur la future politique.

Windsor

Santé publique