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Mokatek et l'étoile disparue : un voyage au coeur de la culture autochtone

Une femme portant un costume traditionnel autochtone est debout au milieu d'une tente baignée de lumière bleutée.

Les spectateurs sont invités à prendre place dans une maison longue, pour s'imprégner de l'esprit de la pièce.

Photo : Marianne Duval

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Mokatek et l'étoile disparue est un spectacle humain et touchant. La pièce s'avère une merveilleuse initiation à la culture autochtone pour les 2 à 6 ans, ainsi que pour les plus grands qui les accompagnent.

Une critique de Martin Vanasse, reporter culturel

Le petit Mokatek s’adresse chaque soir aux étoiles pour combler la disparition de sa mère. Lorsque la plus brillante du ciel disparaît, le garçon part à la recherche de l’étoile Polaire dans un voyage initiatique. Il croisera sur sa route, le kahkakuhs (le corbeau), un pasokos (l’esturgeon), un muwin (l’ours) et le mokalip (le caribou).

Avec l’aide de l’esprit des animaux, le jeune autochtone devra affronter ses peurs en faisant appel à sa force et à son courage. La pièce évoque aussi les valeurs léguées par nos aînés et nos ancêtres et la richesse que ça représente.

Un homme parle tout en tenant au bout de sa main gauche une marionnette de petit garçon à califourchon sur un poisson.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La marionnette de Mokatek est manipulée au vu et au su du public.

Photo : Marianne Duval

L’auteur, comédien et directeur artistique du Théâtre Ondinnok, Dave Jenniss, donne vie à la marionnette qui représente le petit Mokatek, et incarne également avec beaucoup de poésie et de ludisme les animaux de la forêt.

Il est accompagné sur scène par la chanteuse et musicienne Élise Boucher-DeGonzague, qui assure avec brio l’ambiance musicale du spectacle. Tous les deux utilisent des mots de la culture malécite et abénakise pour nommer les choses, les répétant quelques fois pour le bénéfice pédagogique des enfants.

Immersion dans l’univers autochtone

L’expérience immersive offerte aux jeunes et moins jeunes spectateurs ajoute beaucoup au récit.

Avant d’entrer dans la salle de spectacle, ils sont invités à enlever leur chaussures pour ensuite prendre place par terre dans une tente qui rappelle une maison longue, typique des peuples iroquoiens. Le public est ainsi assis aux quatre coins de la tente, évoquant les points cardinaux, et se trouve très près des comédiens qui performent au centre pendant 35 minutes.

Un comédien portant la tête d'un caribou se tient debout à côté de la marionnette du petit garçon assis sur un tronc de bouleau. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La scénographie privilégie une forme d'intimité entre le public et les personnages de la pièce.

Photo : Marianne Duval

Cette proximité n’a d’autre choix que de nous plonger dans le récit qui se déroule sous nos yeux, voire juste à côté. Saluons ici le magnifique travail de la scénographe Julie-Christina Picher et du metteur en scène Pier Rodier de Vox Théâtre. Ce dernier, assisté par Manon Doran à la conception des figurines, démontre une fois plus son talent et sa maîtrise de l'art de la marionnette.

Avec Mokatek et l’étoile disparue, Dave Jenniss réussit sans contredit sa mission de partager ses racines autochtones avec les enfants. Et comme adulte, on en ressort transformé, habité par une paix intérieure.

Les trois représentations de la pièce étant présentées à guichet fermé à La Nouvelle Scène, samedi, on ne peut que souhaiter longue vie à ce spectacle, simple et beau. Et son retour dans la région.

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