•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et des pompiers du Nouveau-Brunswick regardent une carte.

Le premier ministre du Canada rend visite aux sinistrés du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Radio-Canada

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, visite des zones sinistrées du Nouveau-Brunswick, vendredi.

Depuis le début des inondations, c'est la première fois que Justin Trudeau se rend au Nouveau-Brunswick.

Il rencontre des pompiers d'Oromocto, au sud de Fredericton, pour constater l'ampleur des dégâts.

« J'aimerais remercier les gens qui travaillent depuis plusieurs semaines. Malheureusement, le travail va continuer avec les débris », déclare M. Trudeau.

Je suis impressionné de voir à quel point les gens restent positifs et c'est rassurant de les voir se rassembler de façon positive dans des moments difficiles.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

L'armée apporte une aide en ingenierie

Soixante militaires prêtent main-forte au ministère des Transports et de l'Infrastructure du Nouveau-Brunswick après les inondations.

Des ingénieurs des Forces armées canadiennes supportent le ministère.

Arrivés dans les régions qui ont été inondées au cours des deux dernières semaines, ils se chargent de l'analyse de l'état des infrastructures publiques.

« Nous allons faire l'évaluation des ponts, des routes et de toutes infrastructures qui ont pu être endommagées en raison des inondations », explique l'adjudant-chef, Georges Martin.

Des militaires des Forces armées canadiennes.

Des militaires à Grand bay vont inspecter des infrastructures publiques.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

M. Martin souligne que l'armée n'est pas dans la région pour mener une opération de nettoyage. « Nous ne sommes pas là pour ça. Nous pourrions toutefois aider les différents groupes d'urgence à se déplacer sur les routes où il y a beaucoup d'eau avec nos véhicules », dit-il.

Vendredi après-midi, les soldats mènent des évaluations dans les régions de Grand Bay Westfield et de Fredericton.

La Transcanadienne rouverte

La circulation est maintenant partiellement rétablie sur la Transcanadienne entre Fredericton et Moncton, annonce le ministère des Transports du Nouveau-Brunswick.

Vue aérienne de deux ponts de la Transcanadienne qui enjambent le fleuve Saint-Jean.

Plus de 10 000 véhicules par jour circulent habituellement sur le tronçon de la Transcanadienne fermé à cause des inondations.

Photo : Radio-Canada / Trevor Lyons

Une seule voie est ouverte dans chaque sens, et les automobilistes doivent y respecter une limite de vitesse. Certaines sorties et voies d'accès restent toutefois fermées en attendant que les eaux se retirent et qu'un nettoyage et une inspection aient lieu.

La réouverture complète des quatre voies prendra encore quelque temps. Il faut notamment attendre que les eaux reculent pour vérifier s'il y a eu de l'érosion, a expliqué jeudi l'entreprise MRDC, qui est responsable de la route.

L'inondation tire à sa fin à Fredericton, mais non à Saint-Jean

Le niveau du fleuve Saint-Jean dans le secteur était à 6,46 mètres au-dessus du niveau de la mer, tôt vendredi matin, selon les données hydrographiques du gouvernement fédéral. Le point d'inondation pour cette ville se situe à 6,5 mètres.

Au même moment, dans la région de Saint-Jean, les eaux étaient à 4,8 mètres. Le point d'inondation est à 4,2 mètres.

Les inondations ont entraîné le déplacement de centaines de résidents et provoqué des dommages considérables dans plusieurs collectivités le long du fleuve Saint-Jean. De nombreuses routes sont encore fermées, vendredi.

Un bélier mécanique et une excavatrice déplacent des troncs d'arbres sur la route.

Des équipes s'affairaient, jeudi, à retirer de la Transcanadienne les débris laissées par l'inondation.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

« En fin de semaine, on s’attend à ce que les gens vont graduellement retourner dans leur résidence. On demande aux gens quand même d’être patients. On ne peut pas tout faire en même temps. Le ministère des Transports s’affaire toujours à essayer de rouvrir les routes pour que les gens puissent retourner à la maison », affirme Vicky Deschênes, directrice des communications au ministère de l'Environnement.

Plus de 1500 personnes évacuées durant les inondations se sont inscrites à la Croix-Rouge canadienne, a précisé cette dernière, jeudi après-midi.

Choses à faire au retour à la maison

Lorsque les sinistrés rentrent à la maison et constatent les dégâts à leur propriété, ils devraient d’abord communiquer avec Énergie NB pour faire rétablir le courant, puis s’informer auprès de leur assureur pour vérifier ce qui est couvert, conseille Vicky Deschênes, du ministère de l'Environnement.

Un chalet flotte sur le lac tout près d'une berge boisée

Ce chalet emporté par une inondation a dérivé d'une berge à l'autre du lac Grand ces derniers jours.

Photo : Radio-Canada

Les sinistrés qui souhaitent bénéficier du programme d’aide provinciale peuvent s’informer et s’inscrire en communiquant avec Services NB.

Que faire des sacs de sable contaminés?

De nombreux propriétaires dans les zones sinistrées ont disposé des sacs de sable autour de leur maison pour les protéger des eaux. Après l'inondation, il ne faut pas vider ces sacs sur son terrain, recommande le ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux. Il faut plutôt les transporter aux sites d’enfouissement des commissions régionales de gestion des déchets.

Un dame debout à côté de murets en sacs de sable.

Des propriétaires comme Sharon Murphy-Mayne (ci-dessus) se demande que faire des centaines de sacs de sable qui protégeaient leur maison durant l'inondation.

Photo : CBC/Julia Wright

Les inondations risquent de transporter des eaux d’égout, des carburants, des éclats de verre et des bactéries pouvant causer des infections et d’autres maladies, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Le gouvernement et le Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick recommandent aux gens de ne pas vider les sacs dans l’environnement, par crainte de contamination.

Quant aux autres débris, les gens peuvent s’informer auprès de leur municipalité pour savoir à quel moment auront lieu les collectes.

Avec les informations de CBC

Nouveau-Brunswick

Incidents et catastrophes naturelles