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L’USB propose d'éliminer deux postes et un programme

Un panneau sur lequel il est écrit Université de Saint-Boniface devant l'édifice.
La province réduit son financement de l’USB de 0,9% en 2018-2019. Photo: Radio-Canada / Gavin Boutroy
Radio-Canada

L'Université de Saint-Boniface (USB) à Winnipeg effectue des « réductions » et des « coupures » dans le budget équilibré de 2018-2019 qui sera présenté au Bureau des gouverneurs prochainement. Selon l'administration de l'établissement, ces compressions sont la conséquence d'une réduction du financement provincial.

Un texte de Gavin Boutroy

Lors d’une réunion exceptionnelle réservée au personnel le 10 mai, la direction de l’Université de Saint-Boniface a présenté ses recommandations budgétaires pour l’année 2018-2019.

« On a cru que ce sera bénéfique pour la communauté universitaire de prendre connaissance non seulement des coupures, des réductions qu’on a dû introduire, mais aussi les raisons, le rationnel derrière ces mesures que nous avons prises », affirme le recteur de l’USB, Gabor Csepregi.

La province réduit son financement de l’USB de 0,9 % en 2018-2019. Cela représente un manque à gagner de 154 000 $, dans un budget global de 29 milions $.

L'USB rappelle que les fonds provenant de la province n'ont pas augmenté au cours des années financières 2016-2017 et 2017-2018.

Il faut admettre que les circonstances font que nous avons dû introduire des réductions et des coupures.

Gabor Csepregi, recteur de l’Université de Saint-Boniface

« D’abord de l’étonnement, ensuite de la déception », c’est la réaction du président de l’Association des professeurs et des professionnels de l'USB, Jean Valenti, face au budget recommandé.

Deux postes éliminés

Le budget recommandé prévoit l’élimination de deux postes de professeurs : l’un en sciences et l’autre en mathématiques. Le recteur note que des chargés de cours ne seront « pas nécessairement » embauchés à leur place.

« Dans une institution postsecondaire où les [ressources] professorales sont déjà très limitées, cela représente une volte-face à la mission d’une université en milieu francophone minoritaire », déclare M. Valenti.

Quant à Gabor Csepregi, il note qu’un certain nombre de postes vacants ne seront pas pourvus. « Mais d’autre part, nous avons quand même fait avancer des choses en embauchant pour un an un poste à terme en éducation », dit-il.

Un homme en costume devant une sculpture moderne.Gabor Csepregi, le recteur de l’Université de Saint-Boniface. Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

Un programme en suspens

Les admissions au programme de majeure conjointe en biochimie-microbiologie, volet coopératif, seront suspendues si le budget est accepté tel que recommandé. C’était un programme qui prévoyait 15 places. En 2016, il y a eu trois inscriptions, et quatre en 2017, selon M. Csepregi. Il ajoute que le taux d’obtention de diplôme est plus bas que la moyenne dans ce programme.

Cette décision pourrait paraître étonnante à la suite des récents investissements en infrastructure à l’USB. En novembre 2017, l’université a complété la construction d’un laboratoire de microbiologie de pointe d’un million de dollars. Mais selon le recteur, la construction du laboratoire était nécessaire, et ce n’est pas un élément central du programme éliminé.

« Il ne faut pas oublier que ce qui est caractéristique du programme coopératif, ce n’est pas que les étudiants se rendent dans les laboratoires. Les programmes réguliers font appel au laboratoire. Le programme coopératif envoie les étudiants dans l’industrie et c’est là qu’ils vont poursuivre leur éducation », déclare M. Csepregi.

Ce budget propose des compressions budgétaires qui affectent l’offre des cours, les services directs aux étudiants, tout en augmentant de manière substantielle les frais de scolarité.

Jean Valenti, président de l’association des professeurs et des professionnels de l’Université de Saint-Boniface

« Pour nous, l’APPUSB, le budget 2018-2019 constitue une stratégie comptable à court terme qui témoigne d’un manque de créativité et de combativité face à un contexte d’austérité », poursuit M. Valenti.

Pour sa part, Gabor Csepregi affirme comprendre les préoccupations exprimées par des professeurs lors de la réunion de présentation du budget.

« Certainement, quand il y a une réduction au niveau budgétaire, il y a une inquiétude qui s’installe, il y a des personnes qui se sentent mal à l’aise. [Elles pensent] : qu’arrive-t-il avec mon secteur, et cetera ».

Le budget sera présenté au Bureau des gouverneurs à la fin mai.

Manitoba

Éducation