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Plus de femmes que d'hommes parmi les candidats dans la région d'Ottawa

Une infographie montre des femmes et des hommes se tenant par la main. Il y a plus de femmes que d'hommes.

Si l'on s'en tient aux trois grands partis, il y a plus de femmes que d'hommes parmi les candidats dans la grande région d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La tendance a toujours été d'avoir plus d'hommes que de femmes qui se présentent aux élections, mais cette année, dans la grande région d'Ottawa, il semble y avoir un changement. Plus de la moitié des candidats des trois principaux partis sont des femmes.

Un texte d'Angie Bonenfant

Au moment d'écrire ces lignes, 17 femmes se présentent pour être candidates aux élections ontariennes dans l'une ou l'autre des 10 circonscriptions d'Ottawa et de l'Est ontarien, contre 12 hommes.

Le Parti libéral (PLO) et le Parti progressiste-conservateur (PPCO) présentent chacun six femmes et quatre hommes, tandis que cinq candidates et quatre candidats porteront les couleurs du Nouveau Parti démocratique (NPD).

  • Le Parti libéral : 6 femmes et 4 hommes
  • Le Parti progressiste-conservateur : 6 femmes et 4 hommes
  • Le Nouveau Parti démocratique : 5 femmes et 4 hommes

Ce tableau pourrait légèrement changer au cours des prochaines heures, puisque les membres du Nouveau Parti démocratique (NPD) n'ont toujours pas choisi la personne qui les représentera dans la nouvelle circonscription de Carleton. L'investiture aura lieu vendredi soir.

Dans la région, 7 circonscriptions sur 10 ont une majorité de candidates. La première personne à être agréablement surprise de ces chiffres est Linda Cardinal, professeure et titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques, à l'Université d'Ottawa.

Mme Cardinal s'est beaucoup intéressée à la question des femmes en politique. Elle perçoit dans ces données une avancée importante à ne pas dédaigner.

Dans notre région il y a peut-être un terreau fertile pour assurer la promotion des femmes.

Une citation de : Linda Cardinal, Université d'Ottawa

« C'est intéressant, parce que cela veut dire qu'il y a une nouvelle génération de politiciennes qui graduellement se lancent en politique », a-t-elle déclaré. « Maintenant, la question est de savoir si cela s'inscrit dans une tendance ou bien si c'est seulement un événement exceptionnel. »

On est peut-être en train d'assister à un changement générationnel important.

Une citation de : Linda Cardinal, Université d'Ottawa

Mme Cardinal peut difficilement préciser la raison pour laquelle on assiste à un tel changement à Ottawa. C'est peut-être un phénomène de mode lié au mouvement #metoo, mais elle en doute. Beaucoup d'efforts, dit-elle, ont été déployés pour aboutir à un tel résultat.

La violence faite aux femmes et l'égalité entre les hommes et les femmes font partie du discours public depuis plus de 30 ans, rappelle-t-elle. Des hommes et des femmes politiques ont canalisé et cristallisé ce discours en prenant des mesures concrètes.

En Ontario, des lois sur l'équité salariale ont également été adoptées par l'Assemblée législative et de nombreux investissements ont été réalisés pour aider les femmes.

« Il faudra attendre l'autre élection pour mesurer s'il y a des tendances, mais je ne pense pas que l'on assiste à quelque chose d'uniquement passager », a présagé Mme Cardinal.

Représentation graphique de l'égalité homme-femmeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Représentation graphique de l'égalité homme-femme

Photo : getty images/istockphoto / ozgurkeser

Pas de quotas

Dans le clan libéral, sous le couvert de l'anonymat, on rappelle que ce sont les membres qui ont choisi les candidates. Le bureau de la cheffe libérale, insiste-t-on, ne fixe pas de quotas.

Caroline Andrews, professeure à la Faculté des sciences sociales de l'Université d'Ottawa, appuie cette façon de faire, puisque l'imposition de quotas, selon elle, apporte toujours son lot de critiques. Les femmes, insiste-t-elle, ont plutôt besoin de mentors.

« Je pense que les femmes veulent entrer dans un domaine où elles peuvent avoir du pouvoir, mais ça va prendre des mentors et des gens qui les inspirent d'apprendre le métier », a-t-elle déclaré.

Surtout, a-t-elle avancé, si on veut maintenir le momentum et s'assurer que le phénomène se répète aux prochaines élections, en 2022.

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