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Allégations de violence et de racisme dans certains services publics de Pakuashipi

Les communautés de Pakuashipi et de Saint-Augustin, en Basse-Côte-Nord Photo

Les communautés de Pakuashipi et de Saint-Augustin, en Basse-Côte-Nord Photo.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Devant la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec, Louisa Mark a rapporté certains problèmes vécus par les Innus de la communauté de Pakuashipi, en Basse-Côte-Nord, avec les services locaux de police et de santé.

Un texte d'Alix-Anne Turcotti

Cette mère de famille a expliqué que des policiers du corps de police Saint-Augustin-Pakuashipi feraient preuve de violence dans la communauté.

Elle a notamment raconté que son fils aurait été menacé par deux policiers, un autochtone et un allochtone.

Selon le témoignage, le jeune homme avait été arrêté pour avoir battu sa conjointe. Les policiers lui auraient dit « On va te faire la même chose que tu as faite ».

Je ne crois pas que les policiers de Saint-Augustin font leur travail, ils se passent beaucoup de choses dans notre communauté

Louisa Mark, citoyenne de Pakuashipi

Louisa Mark voulait porter plainte contre le policier, mais elle ne savait pas quelles démarches il fallait faire.

Elle et son conjoint, Alfred Tenegan, ont aussi témoigné de problèmes qu'auraient eus des Innus au centre de santé de Pakuashipi.

Louisa Mark et Alfred Tenegan de Pakuashipi ont témoigné devant la commission Viens.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Louisa Mark et Alfred Tenegan de Pakuashipi ont témoigné devant la commission Viens.

Photo : Radio-Canada

Louisa Mark a rapporté qu’un médecin aurait déjà tenu des propos racistes contre elle.

« Il me disait, parce que je suis autochtone, je ne paye pas les taxes, je ne paye pas les médicaments. Moi, j’avais de la colère et j’étais écœurée de l’entendre parler de politique ».

Elle aurait aussi eu de la difficulté à obtenir les soins et les services dont elle estimait avoir besoin. Elle a fait savoir qu’elle avait l’impression que le médecin ne la prenait pas au sérieux.

Alfred Tenegan a demandé à la Commission d’enquête de prendre en compte la réalité des Innus.

Des fois, l'Innu, il ne comprend pas, il ne parle pas français. Moi je souhaite qu’on lui donne de bons services, qu’on ne le mette pas de côté, qu’on ne rie pas de lui.

Alfred Tenegan, citoyen de Pakuashipi

Louisa Mark et Alfred Tenegan espèrent qu’un jour les choses s'amélioreront pour les membres de leur communauté.

Le président de la Commission d’enquête, Jacques Viens, a remercié le couple pour le témoignage et a rappelé l’importance de respecter le droit de chacun dans les services publics.

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