•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les deux orignaux réfugiés sur la Transcanadienne ont été abattus

Les orignaux sont affaiblis et émaciés.

Les orignaux étaient affaiblis et émaciés.

Photo : CBC/Shane Fowler

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des agents de la faune ont euthanasié les deux orignaux qui s'étaient réfugiés sur un pont de la Transcanadienne fermé à la circulation à cause des inondations, au Nouveau-Brunswick.

Le ministère des Ressources naturelles en est arrivé à la conclusion que les animaux étaient trop affaiblis pour survivre, explique Dwayne Sabine, biologiste au ministère.

« Ils pouvaient seulement marcher quelques pas à la fois, explique-t-il. L’un des deux était sérieusement blessé. Notre équipe a pris la décision d’euthanasier les deux animaux. »

Les orignaux s’étaient réfugiés sur l’autoroute près de Jemseg il y a plus d’une semaine lorsque le fleuve Saint-Jean est sorti de son lit.

Des orignaux ont trouvé refuge sur un pont de l'autoroute Transcanadienne, près de Fredericton.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des orignaux ont trouvé refuge sur un pont de l'autoroute transcanadienne, près de Fredericton.

Photo : CBC/Shane Fowler

La montée incessante des eaux les avait forcés à grimper sur le pont où ils étaient prisonniers, sans source de nourriture, les deux extrémités de la structure étant inondées.

Des agents de la faune avaient réussi à pousser un troisième orignal vers l’un des côtés du pont, où il a pu rejoindre son habitat naturel, plus tôt cette semaine. La même stratégie a été employée mercredi avec les deux bêtes restantes, selon Dwayne Sabine, mais elles étaient trop épuisées.

Dwayne Sabine, biologiste au ministère des Ressources naturelles du N.-B.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dwayne Sabine, biologiste au ministère des Ressources naturelles du N.-B.

Photo : CBC/Shane Fowler

Il aurait été trop dangereux pour les agents de les endormir pour les transporter ailleurs, a-t-il ajouté. « Les animaux vont souvent se mettre à courir lorsqu’ils reçoivent une fléchette. »

« Des conditions extrêmes »

La présence de grands mammifères a été signalée plusieurs fois sur les routes du Nouveau-Brunswick pendant les inondations. Selon un professeur de biologie à l’Université de Moncton, Nicolas Lecomte, l’orignal est bien adapté aux milieux humides, mais les conditions récentes dans le sud du Nouveau-Brunswick étaient « extrêmes ».

La province a connu les pires inondations de son histoire.

« Ils [les orignaux] sont constamment dans l’eau, les chevreuils, eux sont moins habitués à voir des milieux humides, ils utilisent plus des habitats secs et donc c’est sûr qu’eux vont essayer de se réfugier à la fois sur des zones plus faciles d’accès où ils vont utiliser moins d’énergie pour se déplacer [...] et puis là où ils peuvent avoir de la nourriture », a-t-il déclaré en entrevue à l’émission Format libre de Radio-Canada Acadie.

Les orignaux et chevreuils sont également attirés par le sel qui reste sur les routes après l’hiver.

Quatre orignaux qui marche le long du fleuve Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Au Nouveau-Brunswick, le niveau de l'eau continue de monter et désoriente la population tout comme ces quatre orignaux qui marchent le long du fleuve Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

« C’est une ressource qui est limitée en nature et les grands herbivores comme les orignaux en ont beaucoup besoin pour leurs os, pour constituer leur panache au printemps. C’est pour ça aussi qu’on voit souvent des chevreuils au bord des autoroutes », explique Nicolas Lecomte.

Dans certaines régions, des blocs de sel sont installés aux abords de routes pour tenter d’empêcher les animaux de s’aventurer sur les chaussées.

Nicolas Lecomte affirme qu’il est également important de préserver des zones tampons entre le lit des rivières et les routes qui les longent pour permettre aux animaux sauvages de fuir les inondations sans devoir s’aventurer sur les voies publiques.

Avec des renseignements de Shane Fowler, CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !