•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Manque de soutien après les cures de désintoxication à Regina

Un utilisateur de méthamphétamine en cristaux

L'administrateur du centre estime que la durée des séjours est plus longue, mais qu'il en va de même pour le temps d'attente.

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'administrateur du centre de désintoxication de Regina s'inquiète du manque de soutien pour ses patients pendant la transition entre la désintoxication et le traitement.

La demande pour des services de désintoxication a augmenté depuis les dernières années, selon Troy Neiszner, l'administrateur du centre.

La plupart des jours, le centre reçoit entre 10 et 15 appels de personnes qui demandent ou réservent un lit.

« L'alcool est la dépendance la plus fréquente. Par contre, la méthamphétamine en cristaux n’est pas loin derrière », explique Troy Neiszner.

L'établissement offre un programme de désintoxication sociale qui dispose de 25 chambres individuelles, un salon et de la programmation. En moyenne, 20 des lits sont occupés, et les 5 autres sont réservés.

Il y a également 20 autres lits dans une zone destinée à des séjours de seulement 24 heures.

Après le séjour

Ce qui est le plus préoccupant pour Troy Neiszner, c’est ce qui arrive au patient une fois qu’il quitte le centre.

« Nous n'avons pas de lits de transition. »

— Une citation de  Troy Neiszner, administrateur du centre de désintoxication de Regina
Troy Neiszner avec une affiche du centre en arrière plan.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Troy Neiszner dirige le centre de désintoxication de Regina. Le centre a 45 lits depuis son ouverture en 2010.

Photo : CBC / Kirk Fraser

L’établissement tente de mettre ses patients en contact avec un thérapeute avant leur sortie du centre. Les toxicomanes doivent également utiliser des médicaments pour combattre les symptômes physiques du sevrage.

« Nous pouvons les stabiliser ici, leur donner un peu d'information, mais un séjour de transition [de la désintoxication au traitement] est vraiment nécessaire », précise Troy Neiszner.

Le conseiller en toxicomanie Rand Teed est d’accord.

« Les gens se retrouvent à nouveau en cure de désintoxication en moins d’un mois s'ils ne sont pas soutenus », affirme-t-il.

C’est difficile pour la personne qui essaie de se rétablir, mais cela a aussi des conséquences sur le système de santé, selon lui.

« Si quelqu’un se présentait à l’hôpital avec un bras fracturé, nous ne le renverrions pas à la maison avec un bras à moitié réparé. Nous lui offririons des soins jusqu'à ce qu'il puisse s'occuper de lui-même. »

— Une citation de  Rand Teed, conseiller en toxicomanie

Il ajoute que suivre une cure de désintoxication est un bon début, mais que cela ne touche qu'une petite partie des problèmes sous-jacents à la dépendance.

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !