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Des militants conservateurs veulent un programme axé sur le Québec

Le chef conservateur, Andrew Scheer, pendant un point de presse au Québec.

Le chef conservateur, Andrew Scheer, pendant un point de presse au Québec.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

PRIMEUR – Déclaration fiscale unique, fin de la taxe de vente pour tous les contenus numériques, fermeté à la frontière : les membres québécois du Parti conservateur du Canada (PCC) veulent adopter de nouvelles politiques qui, croient-ils, plairont aux électeurs de la province. C'est ce que révèle le cahier distribué aux participants du conseil général du parti à Saint-Hyacinthe, dont Radio-Canada a obtenu copie.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Samedi et dimanche, près de 400 militants conservateurs québécois sont attendus à Saint-Hyacinthe. Pendant leur passage en Montérégie, ils doivent adopter des résolutions, qui seront ensuite proposées lors du congrès national du parti à Halifax, en août.

Les membres de différentes circonscriptions québécoises ont soumis 73 résolutions. On y propose des politiques qui visent clairement à plaire à bon nombre d’électeurs québécois.

Comme les néo-démocrates l’ont fait lors de leur dernier congrès, en février, des membres du PCC proposent d’établir une déclaration de revenus unique entre Québec et Ottawa, question de « réduire la lourdeur administrative ».

Des conservateurs proposent aussi leur réponse à la controverse entourant Netflix. Plutôt que de demander à ce géant du web de percevoir la taxe de vente, des militants proposent que les entreprises canadiennes qui offrent le visionnement de produits culturels en ligne ne soient plus contraintes de percevoir la TPS.

« Le tout pour assurer qu’elles reçoivent le même traitement fiscal que les plateformes numériques étrangères », affirment les membres de la circonscription montréalaise de Lac-Saint-Louis.

Revoir l’Entente sur les tiers pays sûrs

Depuis des mois, l’arrivée de demandeurs d’asile à la frontière occupe une grande place dans la liste de questions que posent les députés conservateurs à la Chambre des communes.

Cet enjeu s'invite aussi dans certaines des résolutions qui seront débattues pendant la fin de semaine. « Le Parti conservateur croit en la suppression de tout passage clandestin au pays », peut-on lire dans l'une d'elles.

Des ouvriers s'affairent à construire un bâtiment qui servira à accueillir les demandeurs d'asile, à deux pas du chemin Roxham, que l'on peut apercevoir entre les deux blocs de bétons, vers la gauche de l'image. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des ouvriers s'affairent à construire un bâtiment qui servira à accueillir les demandeurs d'asile, à deux pas du chemin Roxham, que l'on peut apercevoir entre les deux blocs de bétons, vers la gauche de l'image.

Photo : Radio-Canada / Myriam Fimbry

Des militants conservateurs proposent ainsi de revoir l’Entente sur les tiers pays sûrs. En vertu de cet accord international, le Canada doit refuser l’entrée à des demandeurs d’asile qui se présentent aux points d’entrée officiels et qui étaient auparavant aux États-Unis.

Un peu comme l’ont déjà fait des députés conservateurs, les membres proposent d’amender l’entente pour qu’elle s’applique à l’ensemble de la frontière et pas seulement aux points d’entrée officiels.

Profiter du contexte politique

Le conseil général de Saint-Hyacinthe s’inscrit dans une stratégie plus large du Parti conservateur. Depuis quelques mois, Andrew Scheer et ses troupes multiplient les efforts pour courtiser l’électorat québécois.

La formation politique entend profiter des difficultés que rencontrent le Bloc québécois et le NPD pour faire le plein d’appuis dans la province.

Le chemin à parcourir reste grand. En 2015, les conservateurs n’ont fait élire que 12 députés au Québec, une province qui compte 78 circonscriptions fédérales.

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