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Plus de 10 000 maisons testées pour le radon en Alberta

Vue sur une maison
Une maison sur huit a des problèmes de radon à Calgary. Photo: Radio-Canada / Louise Moquin

Plus de 10 000 propriétaires de maisons en Alberta se sont portés volontaires pour une étude menée par des chercheurs de l'Université de Calgary afin de vérifier la concentration de radon dans leur logement.

Un texte de Charlotte Dumoulin

Il y a un an, ces scientifiques avaient publié des résultats alarmants selon lesquels une maison sur huit de la région de Calgary avait une concentration de ce gaz radioactif dépassant la norme de Santé Canada.

Les chercheurs publieront l'automne prochain les résultats de leur nouvelle étude qui portera sur l'ensemble de l'Alberta.

Ce projet de recherche citoyen sur le radon du professeur assistant à l'Université de Calgary Aaron Goodarzi, entamé en novembre dernier, a été bien accueilli par des Albertains.

« J'étais surpris et ravi [...] Notre site Internet a même arrêté de fonctionner pendant quelques minutes parce qu'il y avait tellement de personnes qui voulaient participer à la recherche », explique ce dernier. Des centaines de personnes par minute tentaient de s'inscrire.

Victime de la popularité de son étude appelée, Evict Radon (« Expulsez le radon »), le chercheur ne peut pas encore s'avancer sur les résultats. Son équipe s'affairera tout l'été à analyser les données qu'elle commence tout juste à recueillir.

Vue sur deux hommes devant un ordinateur portant des sarrauxPlus de 10 000 maisons ont été testées dans le cadre de l'étude de l'Université de Calgary Evict Radon. Photo : Radio-Canada / Louise Moquin

Après avoir payé 60 $, les Albertains recevaient un outil pour tester leur maison et ainsi connaître la concentration de radon dans l'air. Après 90 jours, ils devaient réenvoyer l'échantillon au laboratoire du chercheur.

La directrice du Programme national de compétence sur le radon, Renata MacQueen, remarque aussi que la population est plus consciente des dangers que peut présenter de ce gaz inodore et incolore.

Quand nous avons commencé à en parler, il y a quelques années, il n'y avait pas beaucoup de personnes qui connaissaient ce gaz.

Renata MacQueen, directrice du Progamme national de compétence sur le radon

Comme le nom de sa recherche le dit, Aaron Goodarzi espère que son étude permettra d'éliminer un jour le radon des maisons et ses risques sur la santé des Canadiens.

Le radon et ses risques sur la santé

Selon Santé Canada, la concentration du radon dans une maison doit être égale ou inférieure à 200 becquerels par mètre cube. Une quantité supérieure peut avoir des conséquences sur la santé.

Le radon est par ailleurs la deuxième cause du cancer du poumon, après le tabac, selon la Société canadienne du cancer.

Selon Aaron Goodarzi, le risque est plus grand chez les enfants parce qu'ils sont beaucoup plus exposés au radon. « Les enfants respirent plus vite que les adultes, car ils ont de plus petits poumons », précise-t-il.

Le corps des enfants est en développement. Il n'y a rien de pire pour leur santé que d'être exposé pendant leur croissance à ce gaz radioactif.

Aaron Goodarzi

Graphique d'une maison avec des flèches qui montrent les chemins empruntés par le radonLe radon est un gaz inodore et incolore dans le sol qui s'infiltre dans les maisons en passant entre autres par les fissures. Photo : Radio-Canada

Des tests obligatoires dans les garderies

L'Alberta a adopté en décembre dernier la Loi sur les tests et la sensibilisation au radon. Celle-ci oblige, entre autres, les propriétaires de garderies de la province à tester la concentration de ce gaz dans leurs établissements. Ceux qui dépasseront la quantité limite de Santé Canada devront installer un système de ventilation.

« D'ici 2020, les garderies doivent s'assurer de respecter la quantité sécuritaire de radon, sinon elles perdront leur permis », souligne le chercheur.

Alberta

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